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Paris: après des rumeurs, la préfecture dément tout risque à boire l'eau du robinet

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Anne-Chrisitine Poujoulat-AFP

Des inquiétudes ont émergé après qu'une association de l'ouest de la France a dénoncé, mercredi, une contamination radioactive de l'eau potable. La préfecture de Paris a démenti, vendredi, "tout risque pour la santé publique" à consommer l'eau du robinet dans la capitale.

La préfecture de Paris a catégoriquement démenti sur Twitter tout "risque pour la santé publique" à consommer l'eau potable de la capitale, à la suite de rumeurs faisant état d'une alerte à la pollution au tritium.

"Démenti sur la présence de #tritium dans l'eau potable: aucun arrêté préfectoral n'a été pris par le préfet de Paris. Les valeurs observées à ce jour ne montrent pas de risque pour la santé publique @ARS_IDF . L'eau du robinet peut donc être consommée sans restriction" indique la préfecture sur son compte officiel @Prefet75_IDF.

Rumeur sur les réseaux sociaux

La rumeur, abondamment relayée sur les réseaux sociaux, est notamment partie du message d'une femme affirmant être une infirmière dans un hôpital parisien et évoquant la présence de "titanium" - et faisant une confusion avec le tritium - dans l'eau et la parution d'un arrêté préfectoral. 

L'Assistance publique des hôpitaux de Paris (APHP) explique de son côté avoir reçu de nombreux appels depuis le lancement de la rumeur, dont l'auteur reste encore inconnu à ce jour. "Nous nous réservons le droit de porter plainte ou de donner une suite judiciaire" à cette affaire, poursuit l'APHP.

"Boire l'eau de Paris ne présente pas de risque pour la santé, le tritium est présent à des doses infinitésimales dans l'eau, sans le moindre risque à court, moyen et long terme", a souligné pour sa part Eau de Paris, également sur Twitter.

Sur son site internet, cet organisme précisait vendredi que "la mesure du tritium dans l'eau destinée à la consommation humaine sert d'indicateur susceptible de révéler la présence de radionucléides artificiels et donc une contamination d'origine humaine".

Des analyses mensuelles

Mercredi, une association de l'ouest de la France avait dénoncé une "contamination" radioactive de l'eau potable, mais reconnu dans le même communiqué qu'"aucune valeur ne dépasse le critère de qualité de 100 Bq/L (Becquerel par litre) instauré par les autorités sanitaires".

Par ailleurs, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande "une valeur guide de 10.000 Bq/L pour le tritium dans l'eau de boisson, à considérer en cas de consommation permanente de l'eau".

L'Agence régionale de santé (ARS) réalise chaque mois des analyses de la qualité radiologique de l'eau, dont les résultats sont publics et accessibles sur le site internet du ministère de la santé.

Raphaël Grably et Clément Boutin avec AFP