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Le trou dans la couche d’ozone est désormais plus grand que l'Antarctique

L'Antarctique, vue depuis l'espace.

L'Antarctique, vue depuis l'espace. - HO/NASA/AFP

Cette année, le trou dans la couche d’ozone est plus inquiétant que les précédents. Les scientifiques affirment qu’il est plus grand que l’Antarctique.

Chaque année, un trou se forme dans la couche d’ozone au moment du printemps dans l’hémisphère Sud. Mais cette année, il est beaucoup plus grand que les autres années.

Les scientifiques du service de surveillance de l’atmosphère Copernicus ont annoncé ce jeudi que le trou dans la couche d’ozone était désormais plus grand que l’Antarctique, soit 75% plus large que la plus grande taille qu'il n'ait jamais atteint ces dernières années.

Le directeur de Copernicus Vincent-Henri Peuch avait annoncé que "cette année, le trou dans la couche d’ozone s’est développé comme prévu au début de la saison." Mais très rapidement, les choses ont évolué:

"À présent, nos prévisions montrent que le trou de cette année a évolué en un trou plus large que d’habitude."

Pas de retour à la normale avant 2060 ou 2070

Un phénomène similaire s’était déjà produit l’année passée, avec un développement de la taille du trou normal en septembre, qui s’est transformé en "l’un des trous dans la couche d’ozone les plus étendus sur la durée dans nos données", toujours selon Copernicus.

Copernicus surveille la couche d’ozone, qui protège la planète des rayons ultraviolets, à l’aide de modélisations informatiques et d’observations satellites. Si des signes de rétablissement sont visibles, les scientifiques estiment que la couche d’ozone ne sera pas totalement rétablie avant 2060 ou 2070.

Le trou dans la couche d’ozone est causé par des particules chimiques comme le chlore et le brome, en mouvement dans la stratosphère, créant des réactions catalytiques pendant l’hiver Antarctique. Lors de cette période, un vortex polaire se forme et il permet à ces particules chimiques d’épuiser la couche d’ozone, selon la Nasa et Copernicus. Mais lorsque celui-ci faiblit et se décompose alors que les températures se réchauffent, les niveaux d’ozone reviennent à la normale.

Margot Hutton