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La fin du monde n'est pas pour septembre, selon la Nasa

Vue d'artiste d'un nuage d'astéroïdes.

Vue d'artiste d'un nuage d'astéroïdes. - Ho / NASA / AFP

La fin du monde serait imminente? "Pas du tout," réagit la Nasa. Dans un article publié sur son site, l'agence spatiale américaine s'applique à démonter les rumeurs anxiogènes qui se sont répandues sur le web cet été.

Rassurez-vous: la fin du monde n’est pas pour septembre. Ni même pour les années à venir, affirme la Nasa.

L’agence spatiale américaine a ainsi tenu à réagir aux rumeurs qui circulent sur le web: une astéroïde menacerait de s’écraser sur la Terre entre le 15 et le 28 septembre. Dans un article publié sur son site le 19 août, la Nasa calme le jeu.

"Il n’y a aucun fondement scientifique – même pas l’ombre d’une preuve – qu’une astéroïde ou un quelconque objet céleste pourrait frapper la Terre à ces dates," affirme Paul Chodas, directeur du département de la Nasa spécialisé dans les objets géocroiseurs, ces objets qui circulent à proximité de notre planète et croisent sa trajectoire.

Ces dernières semaines, le web conspirationniste s’était en effet mobilisé autour de cette rumeur. 

Une prophétie évangéliste

Mais d'où vient alors cette croyance? Elle s’appuie sur la "prophétie des lunes de sang" (Blood Moon Prophecy) qui affirme que l’enchaînement de quatre lunes rouges, phénomène pourtant assez rare, en l’espace de 18 mois est un signe d’imminence d’un retour de Jésus Christ et de la fin du monde. A l’origine de cette rumeur, John Hagee et Mark Blitz, deux pasteurs américains connus pour leurs positions pour le moins illuminées.

Pour contrer les arguments prophétiques des deux évangélistes, la Nasa s’est donc appliquée à démontrer scientifiquement le caractère infondé de cette rumeur. "S’il existait ne serait-ce qu’un seul objet céleste assez gros pour occasionner ce genre de catastrophe en septembre, nous aurions vu quelque chose," poursuit Paul Chodas. "A vrai dire, pas un seul astéroïde connu aujourd’hui n’a une chance crédible de frapper notre planète dans le prochain siècle." 

La fin du monde, ce serpent de mer

La Nasa est habituée à ce genre de situations. En 2011, la comète Elenin était déjà supposée détruire la Terre. Celle-ci s’était finalement désagrégée, très loin de notre planète. En 2012, Internet s’était pris de passion pour la "prophétie des Mayas", qui fixait la date de la fin du monde au 21 décembre 2012. Nouvelle rumeur et nouvelle déception pour les impatients.

"Ca n’est pas la première fois que nous faisons face à une affirmation folle et infondée d’une menace de collision entre un astéroïde et la Terre, et ça ne sera certainement pas la dernière. C’est un sujet très prisé sur le web," conclut la Nasa. La fin du monde, ça sera pour une prochaine fois.

François de La Taille