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Vincent Lambert: son incurabilité a été confirmée

Une infirmière à l'hôpital d'Angers (illustration)

Une infirmière à l'hôpital d'Angers (illustration) - -

Vincent Lambert est tétraplégique et cloué sur son lit d'hôpital en état végétatif chronique depuis cinq ans. Les experts nommés par le Conseil d'Etat ont confirmé le caractère irréversible et incurable de ses lésions cérébrales.

Le rapport définitif des médecins chargés par le Conseil d'Etat de rendre une expertise sur le cas de Vincent Lambert confirme son incurabilité mais nuance l'arrêt des soins, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

Le rapport remis par les trois experts médicaux missionnés par la plus haute juridiction administrative confirme les conclusions contenues dans le pré-rapport, notamment une "dégradation" de l'état de conscience et de l'état général de cet homme de 38 ans, tétraplégique et cloué sur son lit d'hôpital en état végétatif chronique depuis cinq ans, selon cette source.

Les médecins confirment également le caractère irréversible et incurable des lésions cérébrales de Vincent Lambert, victime d'un accident de la route en 2008, ajoute-t-on de même source.

Des conclusions le 10 juin

Vincent Lambert, dont la famille se déchire sur son maintien ou non en vie, avait déjà été examiné en juin 2011 par les médecins du "Coma science group" de Liège. Les médecins avaient alors conclu à un état de "conscience minimal consolidé", sans espoir d'amélioration. Début avril, les médecins avaient procédé à de nouveaux examens cérébraux à la Pitié-Salpétrière et souligné la dégradation depuis 2011 de l'état du patient.

Les experts confirment par ailleurs, selon la source proche, que l'interprétation des réactions comportementales de Vincent Lambert comme "l'expression d'une intention ou d'un souhait à l'égard de l'arrêt ou de la prolongation du traitement ne parait pas possible". Selon eux, "l'existence de réactions aux soins (..) ne fait pas de doute mais c'est leur interprétation qui prête à discussion".

Par ailleurs les médecins estiment que "dans une telle situation et en l'absence de directives anticipées et de personne de confiance, le degré de l'atteinte de la conscience" de Vincent Lambert "ne saurait constituer le seul élément déterminant dans la réflexion du Conseil d'Etat concernant son maintien ou non en vie.

Les parties ont jusqu'au 10 juin pour répondre à ces conclusions, avant que la plus haute juridiction administrative ne rende sa décision après un débat contradictoire.

A.D. avec AFP