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Urgences: en Ile-de-France, un généraliste reçoit 3 à 6 patients sans rendez-vous par jour selon une étude

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(image d'illustration) - Sous licence Creative Commons CC0

La plupart des médecins interrogés (80%) accueillent "des patients qu'ils ne suivent pas habituellement" chaque jour et un tiers en examine même "plus de 3 par jour".

Les médecins généralistes franciliens réalisent en moyenne "3 à 6 actes de soins non programmés par jour", souvent pour "des patients qu'ils ne suivent pas habituellement", selon une enquête réalisée pour le compte de l'Agence régionale de santé (ARS) dans le "contexte de saturation des urgences hospitalières".

Cette étude a été confiée à l'Union régionale des professionnels de santé (URPS) représentant les médecins libéraux d'Ile-de-France, qui a recueilli environ 1.200 réponses entre juillet et octobre 2019.

Ces généralistes "répondent à la majeure partie des demandes de soins non programmés", un sur deux (54%) recevant chaque jour "plus de 6 demandes de consultations" sans rendez-vous.

89% des consultations pour des "maladies infectieuses"

Tous les malades n'obtiennent pas immédiatement satisfaction, mais 70% des praticiens "affirment prendre en charge plus de la moitié d'entre (eux) dans la journée".

Par ailleurs, la plupart (80%) accueillent "des patients qu'ils ne suivent pas habituellement", un tiers des généralistes en examinant même "plus de 3 par jour". Ces "soins non programmés" concernent d'abord les enfants de moins de 2 ans (46%) et en dernier lieu les personnes âgées de plus de 70 ans (9%).

Les "maladies infectieuses" sont le premier motif de consultation (89%) cité par les médecins libéraux, loin devant les traumatismes et les troubles digestifs (47% chacun).

Pour la moitié des praticiens (55%) les demandes sont "concentrées" le matin, entre 8H00 et 10H00, une minorité (15%) constatant "un pic" le soir, entre 18H00 et 20H00.

Lancée à l'été 2019, en pleine crise nationale des urgences, ce travail sera complétée d'ici à avril par "des enquêtes complémentaires auprès des pédiatres, des ORL et des cardiologues", annoncent l'URPS et l'ARS franciliennes dans un communiqué.

Cy.C avec AFP