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Une plainte après un suicide soupçonné d'être lié à un médicament anti-acné

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Une habitante de Lunéville (Meurthe-et-Moselle) a porté plainte contre une dermatologue qui avait prescrit un générique du Roaccutane à son fils, a-t-on appris vendredi. Le jeune étudiant avait été retrouvé pendu dans sa chambre en juillet. Ce traitement anti-acné est déjà soupçonné d'avoir entraîné d'autres suicides.

L'affaire, révélée par l'Est Républicain, remonte au mois de juillet, quand Jordan, un étudiant de 22 ans, s'est pendu dans sa chambre. "C'est une faute professionnelle grave ayant entraîné le décès de mon fils Jordan", a estimé la mère du jeune homme.

La dermatologue "a fait un suivi uniquement par prise de sang, elle n'a pas jugé bon d'orienter mon fils vers un psychologue (...) et se contentait de lui prescrire un renouvellement du traitement", a déclaré cette mère de famille ayant tenu à garder l'anonymat. L'étudiant en lettres avait suivi de janvier à juin une cure sévère de Curacné, un générique du Roaccutane.

A la suite de ce traitement "son comportement avait beaucoup changé: il ne dormait plus la nuit, s'enfermait des heures dans sa chambre, souffrait de douleurs musculaires très fortes dans le dos et de sécheresse des muqueuses" a raconté sa mère.

Cette plainte intervient alors que, selon l'association française des victimes du Roaccutane et génériques, une soixantaine de personnes se sont suicidés en France et en Suisse suite à la prise de ce traitement qui aurait des effets indésirables importants.

M.K. avec AFP