BFMTV

Taxer les cigarettiers pour renflouer la Sécu? Un député y songe

La mesure pourrait permettre financer la lutte contre le tabagisme.

La mesure pourrait permettre financer la lutte contre le tabagisme. - -

Le député PS Thomas Thévenoud souhaite lutter contre les grands producteurs de tabac en France, accusés de faire de l'optimisation fiscale. Il propose de les taxer, afin de financer notamment des programmes de santé publique.

Et si l’Etat taxait davantage les producteurs de tabac? C’est en tout cas la proposition du député de Saône-et-Loire Thomas Thévenoud (PS) -il est aussi membre de la commission des Finances-, qui souhaite lutter contre ces géants adeptes selon lui de l’optimisation fiscale. La mesure pourrait rapporter entre 500 millions et 1 milliard d’euros, selon Europe 1.

Thomas Thévenoud souhaiterait une hausse des taxes sur le tabac, mais pas une hausse des prix, alors que le paquet français est un des plus élevés d’Europe.

L’argent ainsi récolté pourrait servir à aider les buralistes, à financer un programme de santé publique, lutter contre la contrebande… Le ministre du budget, Bernard Cazeneuve, aurait même validé le principe, toujours selon le site internet d’Europe 1.

Ne pas "faire les poches" des fumeurs

Avant toute chose, le député prépare un rapport parlementaire sur les pratiques des géants du tabac. Interviewé dans le Parisien (article payant), Thomas Thévenoud met en cause directement les quatre grands groupes internationaux qui vendent 95% des cigarettes en France: "[Philip Morris, British American Tobacco, Japan Tobacco et Imperial Tobacco] réalisent un bénéfice total estimé à un milliard d’euros par an. Or, ils n’en déclarent que 50 millions."

Le député de Saône-et-Loire soupçonne ces multinationales, en plus de faire de l’"optimisation fiscale", de s’entendre sur les prix. "Elles font de plus en plus de profits dans notre pays. Ce sont elles qu’ils faut mettre à contribution", conclut le député.

Les fumeurs, eux, devraient être épargnés: Thomas Thévenoud estime qu'"il faut arrêter de leur faire les poches".

M.K.