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"Nous n'avons rien à cacher": le patron d'Orpea répond aux accusations de maltraitance dans les Ehpad

Après les révélations d'un livre-enquête accusant le groupe Orpea de maltraitance envers ses résidents, Jean-Christophe Romersi a assuré sur BFMTV qu'il n'y avait jamais eu "le moindre rationnement" dans ses Ehpad.

"Il n’y a jamais eu la moindre restriction, il n’y a jamais eu le moindre rationnement". Au micro de BFMTV, Jean-Christophe Romersi, directeur général d'Orpea France a réagi après la publication dans Le Monde des "bonnes feuilles" du livre-enquête Les Fossoyeurs qui font état de maltraitances envers les résidents d'au moins un Ehpad du groupe privé.

"Nous travaillons dans un métier humain, nous sommes des humains, nos équipes sont des humains, au service des humains. Il peut y avoir une erreur, parce que malheureusement l’erreur est humaine" a commencé Jean-Christophe Romersi avant de poursuivre sur notre antenne: "mais ce que je voudrais absolument démentir avec force c’est la moindre volonté, la moindre négligence, nous ne sommes absolument pas dans ces registres".

Pas de "système organisé"

Quant aux accusations de rationnement des repas, le directeur général d'Orpea les a aussi démenties. "Il n’y a jamais eu le moindre restriction, il n’y a jamais eu la moindre rationnement, cela ne correspond pas à nos directives, cela ne correspond pas à nos valeurs" a-t-il assuré.

Pour Jean-Christophe Romersi, les pages du livre publiées laissent penser "à un système organisé", chose qu'il a également réfutée, tout en soulignant que l'entièreté de l'enquête n'est pas encore connue et que le groupe en prendra connaissance.

Le ministre de la Santé promet de "faire la lumière"

Interpellé à ce sujet lors de la séance de questions au gouvernement, Olivier Véran a promis de "faire la lumière" sur la véracité des allégations concernant ces Ehpad et n'a pas exclu de diligenter une enquête de l'inspection générale.

"Nous n'avons rien à cacher", a martelé à plusieurs reprises le directeur général du groupe privé, rappelant qu'il est déjà "régi par des réglementations, des lois", et est contrôlé par des autorités compétentes.

Emilie Roussey