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Malade accro au jeu et au sexe: le laboratoire GSK condamné

Un des bureaux de GlaxoSmithKline, à Londres. Le laboratoire pharmaceutique a été condamné jeudi par la justice nantaises à verser près de 117.000 euros de dommages et intérêts à un malade de Parkison chez qui un médicament du groupe, le Requip, avait pro

Un des bureaux de GlaxoSmithKline, à Londres. Le laboratoire pharmaceutique a été condamné jeudi par la justice nantaises à verser près de 117.000 euros de dommages et intérêts à un malade de Parkison chez qui un médicament du groupe, le Requip, avait pro - -

Le laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) a été condamné jeudi par le tribunal de grande instance de Nantes à verser près de 117.000 euros de dommages et intérêts à un malade de Parkinson, chez qui le médicament avait provoqué une addiction au jeu et au sexe.

Didier Jambart, 52 ans, demandait 450.000 euros à son neurologue et à GSK pour ne pas l'avoir informé des effets secondaires du Requip, avec lequel il a été soigné entre 2003 et 2005.

Le tribunal, qui a mis hors de cause le médecin, a estimé que les effets secondaires du Requip étaient connus avant 2003 et que ne pas les avoir mentionnés constituait une "faute", selon l'avocat du plaignant. Depuis août 2009, ils font toutefois l'objet d'une "mise en garde" sur la notice du médicament.

Marié et père de deux garçons, Didier Jambart avait dépensé de façon compulsive "entre 100.000 et 150.000 euros" dans les casinos et jeux en ligne au cours de son traitement. Il dit aussi avoir subitement éprouvé le besoin d'avoir des rapports homosexuels ou de s'exhiber en public. Ces effets secondaires se sont estompés après un changement de traitement fin 2005.

Guillaume Frouin, édité par Patrick Vignal