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Le maire de Saint-Brieuc refuse d'avancer le couvre-feu à 18 heures

Policiers devant la gare de Saint-Brieuc.

Policiers devant la gare de Saint-Brieuc. - Damien Meyer

Hervé Guilhard, maire de Saint-Brieuc, a annoncé samedi qu'il n'avancerait pas le couvre-feu à 18 heures dans sa commune - mesure appliquée à l'ensemble du territoire français - car, selon lui, la situation sanitaire locale ne le justifie pas.

L'image d'Epinal veut que les Bretons aient la tête dure. Et assurément, le maire de Saint-Brieuc, Hervé Guilhard, n'entend ni se laisser faire ni aligner sa commune sur l'emploi du temps national. Alors que samedi, l'ensemble de l'Hexagone s'est vu imposer un couvre-feu avancé à 18 heures et ce, pour au moins quinze jours, l'élu a expliqué le même jour qu'il n'en ferait rien pour sa part.

"On a le droit de déroger, alors faisons-le!" a-t-il asséné sur France Info. Il a développé: "On ne va rien changer. On va continuer à ouvrir les écoles, les crèches, les centres de loisirs, les centres d'accueil jusqu'aux horaires classiques. Parce que sinon, ce sont toujours les plus défavorisés qui trinquent."

Il dénonce l'approche du Premier ministre

"On est passé de 0 à 2 en réanimation. On n'est pas encore dans un territoire en crise. Si nous étions en crise, je n'aurais pas du tout cette réaction", a-t-il défendu. Hervé Guilhard a expliqué que ne pas avancer le couvre-feu permettrait aux familles de "vivre mieux", de faire leurs courses plus aisément.

"J'ai beaucoup de respect pour notre préfet avec qui on travaille très bien. Si on en avait échangé, on aurait trouvé une mesure qui serait adaptée. Les préfets n'ont aucune liberté. Ils agissent sous ordre de l'État et c'est leur fonction. Mais il n'y a pas de dialogue sur cette proportionnalité qu'évoque notre Premier ministre, qui ne se joue pas sur le territoire. Pour lui, proportionnelle, c'est juste le créneau horaire", a-t-il encore fait valoir.

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV