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L'Agence du médicament retire de la vente tous les lots de Furosémide Teva 40mg

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Tous les lots du diurétique Furosémide Teva 40 mg du laboratoire Teva font désormais l'objet d'une mesure de rappel par « mesure de précaution », a annoncé lundi l'Agence du médicament (ANSM).

Deux nouveaux cas suspects, dont un décès, en relation avec l'erreur de conditionnement du diurétique Furosémide Teva, ont été signalés lundi à l'Agence du médicament (ANSM), qui a décidé de rappeler toutes les boîtes 40 mg par « mesure de précaution ».
Dans un communiqué, l'Agence explique avoir « reçu lundi matin deux nouveaux signalements de pharmacovigilance [avec] un décès et un cas grave », qui interviennent après le décès d'un homme de 91 ans à Marseille. « Pour l'un des cas, le patient semble avoir été traité par le produit incriminé retiré de la vente vendredi (lots Y175 ou Y176). Des investigations sont encore en cours concernant le dernier signalement, afin de déterminer le lot administré. D'autres signalements sont actuellement à l'étude », indique l'agence sans préciser davantage.

Des effets de somnolence inhabituels

« Les patients traités par Furosémide Teva 40 mg doivent se rendre dès que possible à leur pharmacie » pour que les pharmaciens leur remettent « un autre médicament à base de furosémide », afin que leur traitement diurétique soit poursuivi. Les pharmaciens doivent appeler directement tous les patients à qui ils auraient vendu des boîtes Furosémide Teva dosées à 40 mg.
L'alerte avait été donnée vendredi par un pharmacien dont une patiente avait constaté des effets de somnolence inhabituels. L'enquête avait permis de déterminer que certains comprimés avaient été remplacés par des somnifères dans les lots Y175 (date d'expiration: 08/2015) et Y176 (date d'expiration: 08/2015) et conduit l'ANSM a rappeler ces deux lots, soit 190 000 boîtes au total.

Un numéro vert 24h/24

Une enquête a été ouverte samedi à Marseille, après le décès d'un nonagénaire chez qui a été retrouvée une boîte entamée provenant d'un des deux lots mal conditionnés.
Le parquet de Privas a également ouvert une enquête lundi après le décès le 4 juin dans un hôpital drômois d'une octogénaire qui, selon ses proches, aurait ingéré des comprimés provenant de ces lots. Selon un porte-parole du laboratoire Teva, leader mondial des médicaments génériques, l'erreur de conditionnement porterait sur quelques dizaines de boîtes. Une enquête était menée lundi après-midi par des inspecteurs de l'ANSM dans l'usine de conditionnement du laboratoire, située à Sens, dans l'Yonne. Un numéro vert a été ouvert par les laboratoires Teva à la demande de l'ANSM: 0800 51 34 11. Il est ouvert au public 24h/24.

La Rédaction avec AFP