BFMTV
en direct

EN DIRECT - Coronavirus: Macron réunit un nouveau Conseil de défense ce mardi matin

EN DIRECT - Coronavirus: Macron réunit un nouveau Conseil de défense ce mardi matin

Emmanuel Macron au Stade de France (Saint-Denis), le 24 juillet 2020

À une semaine de la rentrée scolaire, la gestion de l'épidémie de coronavirus est plus que jamais au cœur des préoccupations du gouvernement.

Baisse des nouveaux cas et décès dans le monde

La pandémie de coronavirus continue de faire rage dans le monde mais les dernières données hebdomadaires publiées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) montrent un ralentissement de l'épidémie dans la plupart des régions, en particulier sur le continent américain.

Plus de 1,7 million de nouveaux cas de Covid-19 et 39.000 nouveaux décès ont été signalés à l'OMS la semaine dernière (17 au 23 août), ce qui représente une diminution de 5% des cas et de 12% des décès par rapport à la semaine précédente (10 au 16 août).

Ce ralentissement a été enregistré dans toutes les régions, à l'exception de l'Asie du Sud-Est et de la Méditerranée orientale.

Pour la maire de Marseille, "on ne peut pas empêcher la population de se retrouver"

La maire de gauche de Marseille, Michèle Rubirola, a estimé mardi qu'on ne pouvait "pas sérieusement empêcher la population de se retrouver", évoquant les probables nouvelles mesures qui devraient être instaurées dans les Bouches-du-Rhône pour faire face à la propagation du Covid-19.

"On est encore en période estivale, il fait encore très chaud, il y a des gens qui sont dans des appartements petits, voire insalubres. On ne va pas leur demander de ne pas se réunir", a ajouté l'élue lors d'un déplacement dans un centre de dépistage itinérant et gratuit à la Belle de Mai, un quartier populaire de la ville.

"On ne peut pas aussi sérieusement empêcher la population de se retrouver", a-t-elle insisté expliquant qu'elle avait rencontré le préfet lundi avec son premier adjoint.

Espagne: Sanchez annonce le recours à l'armée pour lutter contre la pandémie

Ce mardi, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé qu'il ferait recours à l'armée pour aider les régions, compétentes en matière de santé, à lutter contre l'explosion de nouveaux cas de coronavirus.

"Le gouvernement espagnol va mettre à disposition des régions des effectifs des forces armées pour réaliser le traçage" des cas, a-t-il dit lors d'une allocution télévisée en précisant que 2000 militaires seraient déployés à cet effet.

Le Haut conseil de la santé publique recommande le masque systématique en intérieur à l'université

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) recommande de "porter systématiquement un masque" en intérieur dans les établissements d'enseignement supérieur, dans un avis rendu public mardi.

Dans un précédent avis début juillet, l'instance préconisait le port du masque en intérieur à l'université mais seulement quand "les règles de distanciation physique définies ne peuvent être respectées ou garanties". C'est sur cet avis que s'est basé le gouvernement pour édicter les règles pour la rentrée.

Puis, dans un autre avis rendu public le 14 août, le HCSP a recommandé le port du masque "dans tous les lieux clos publics et privés collectifs", en raison de la possibilité de transmission du nouveau coronavirus par aérosol, c'est-à-dire de très fines gouttelettes exhalées par les malades et qui restent en suspension dans l'air.

Dans son nouvel avis, sollicité par le ministère de la Santé, l'instance conseille, pour les établissements supérieurs, "de porter systématiquement un masque dans les salles d'enseignement ou amphithéâtres et dans les espaces communs (ou enceintes) des bâtiments et lors de tout déplacement".

L'opposition réclame des masques gratuits à l'école

Plusieurs dirigeants de l'opposition, dont Yannick Jadot (EELV) et Damien Abad (LR), réclament toujours des distributions gratuites de masques dans les collèges et les lycées où les élèves devront obligatoirement les porter.

"C'est le rôle du ministère de l'Éducation nationale de s'assurer d'une distribution gratuite des masques dans les écoles et dans les collèges, ça nous semble indispensable et nécessaire", a estimé sur franceinfo Damien Abad.

"Il faut que les écoles aient leurs stocks de masques et quand les gamins arrivent à l'école, ils ont un masque délivré par l'école, le collège ou le lycée", a aussi exigé Yannick Jadot sur franceinfo.

Pannier-Runacher assure que la France produira 100 millions de masques sanitaires par semaine en décembre

Agnès Pannier-Runacher l'assure, "nous ne sommes plus dépendants de la Chine" pour se fournir en masque. À quelques jours du début du port obligatoire en entreprise, la ministre déléguée à l'Industrie a affirmé sur CNews que notre pays sera "capables de faire face", même sans importation chinoise.

"Nous produisons 50 millions de masques sanitaires par semaine", a dit la ministre, assurant que l'objectif d'une capacité de 60 millions en octobre sera tenu. Et "nous serons à 100 millions de masques sanitaires - FFP2 et chirurgicaux - en décembre", a-t-elle poursuivi.

"Le point de difficulté aujourd'hui", ce sont "les gants", dont la fabrication dépend de l'approvisionnement en latex, a toutefois noté la ministre.

Il faut "arrêter de penser" que le virus est "devenu doux": l'alerte de Martin Hirsch

Martin Hirsch insiste: en Île-de-France, "le nombre de malades hospitalisés augmente" et la moyenne d'âge de ces patients n'a pas diminué. Face à ce constat, le directeur général de l'AP-HP, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, a appelé ce matin sur France Inter à "arrêter de penser que le comportement du virus a changé".

"La musique 'tout d'un coup il est devenu doux', c'est faux", a-il martelé.

La France bientôt sur la liste des pays "à risque" en Suisse?

Va-t-on vers de nouvelles restrictions pour les Français? Après l'Allemagne, qui déconseille à ses ressortissants de voyager vers Paris et la Côte-d'Azur, la Suisse pourrait bien être le prochain pays à revoir ses consignes sur les déplacements vers l'Hexagone, expliquait Le Temps hier soir.

Selon le journal helvète, avec l'augmentation du nombre de nouveaux cas, la France a dépassé désormais le seuil à partir duquel l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) considère un pays comme "à risque" et peut imposer une quarantaine de 10 jours à ceux qui en reviennent.

"La situation est en cours d'évaluation et de discussion, explique au quotidien un porte-parole de l'OFSP. Il n'y a pas de mise automatique sur la liste dès le franchissement du seuil. Nous sommes en contact avec les cantons concernés et les autorités françaises." Ce sera ensuite au Conseil fédéral suisse de trancher, précise Le Temps.

Pour le président du Conseil scientifique, la France est dans une situation "limite" mais "pas aussi inquiétante" qu'on le pense

Pour Jean-François Delfraissy, la France est dans "une situation qui est 'limite', mais qui n'est pas non plus aussi inquiétante qu'on veut bien nous le dire". "On a une épidémie qui est chez les jeunes, donc avec moins de pathologies sévères", a expliqué le président du Conseil scientifique sur RMC. "D'ailleurs les chiffres d'entrée en réanimation et en hospitalisation n'ont pas tellement augmenté".

"On voit bien qu'il y a des régions de France qui ne vont pas si mal que ça et on a des points chauds en Paca, en Languedoc et sur les très grandes métropoles", a-t-il poursuivi. "Et on a quelques exemples de réussite de gestion, on a les tests, la possibilité d'isoler les clusters... On a résolu la Mayenne, dans une certaine mesure on a résolu la Guyane, ne l'oublions pas."

Jean-François Delfraissy estime donc que nous sommes "rentrés dans la gestion d'une épidémie de longue durée". "Tout le monde s'aperçoit qu'il faut apprendre à vivre avec le Covid, pendant de très nombreux mois", a-t-il affirmé.

"On est partis sur quelque chose de longue durée donc sur la longue durée, la position n'est pas le risque zéro, on va rentrer dans une stratégie de gestion de risques", a plaidé le président du Conseil scientifique. "On va rentrer dans une gestion de Covid avec différents niveaux qui va être déclinée au niveau régional."

Marseille va distribuer des masques gratuits à toute la population

Face à la résurgence du virus dans les Bouches-du-Rhône, Marseille réagit. La mairie va commencer à distribuer gratuitement des masques à ses administrés à partir de la semaine prochaine, a annoncé le Premier adjoint Benoît Payan ce matin sur RMC. D'abord "pour les personnes les plus fragiles, puis ensuite pour toute la population".

"On va prendre nos responsabilités, on va le faire", a-t-il expliqué. "C'est la mairie, le département la métropole. Il ne peut pas y avoir de différends politiques. Il appartient aux politiques de s'unir face au virus."

À Marseille, des laboratoires débordés face à la demande de tests

Si vous habitez Marseille et que vous souhaitez vous faire tester, il faudra prendre votre mal en patience. Face à la hausse du nombre de contaminations dans les Bouches-du-Rhône, l'une des zones avec Paris qui inquiète les autorités sanitaires, les habitants sont nombreux à patienter devant les laboratoires.

À l'IHU, l'institut du médiatique professeur Raoult, il faut ainsi attendre jusqu'à 5 heures pour accéder au dépistage.

"Rien n'a été anticipé ni organisé", dénonce sur BFMTV Philippe Alfon, médecin virologue infectiologue et directeur des laboratoires Alphabio. "Un laboratoire de biologie n'est pas un centre de dépistage de masse."

L'Agence régionale de Santé, citée par La Provence, encourage "la priorisation pour les tests" et prévient que "les résultats des personnes qui se présentent spontanément", sans présenter de symptômes ou avoir été en contact avec un malade, "peuvent arriver avec un peu plus de retard".

L'ONU appelle à mieux coopérer pour limiter l'impact sur le tourisme

L'ONU a appelé à davantage de coopération et de coordination entre les États membres pour limiter "l'impact dévastateur" de la pandémie sur le tourisme, dont certains pays tirent l'essentiel de leurs revenus.

"Au cours des cinq premiers mois de cette année, l'arrivée dans des pays de touristes étrangers s'est réduite de plus de moitié et environ 320 milliards de dollars de recettes touristiques ont été perdus", a relevé dans un communiqué le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres.

Selon les Nations unies, la perte pourrait en 2020 dépasser les 900 milliards de dollars. "Au total, ce sont 120 millions d'emplois directs qui sont menacés", notamment occupés par des femmes et des jeunes, a averti Antonio Guterres, en publiant un livret dressant l'état des lieux du secteur et contenant plusieurs recommandations, dont celle d'une meilleure coordination entre les États.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les pays ont souvent décidé de mesures unilatérales pour limiter la progression de la maladie, comme des confinements, des quarantaines ou des restrictions d'accès pour les étrangers, qui ont mis un coup d'arrêt au tourisme international. Ce lundi, l'Allemagne a ainsi déconseillé à ses ressortissants les voyages à Paris et sur la Côte-d'Azur.

Près de 2000 nouveaux cas en 24 heures

"La circulation du virus est en forte progression, plus intense chez les jeunes adultes", martèle la Direction générale de la Santé. Au cours des dernières 24 heures, les autorités sanitaires ont comptabilisé 1955 nouveaux cas confirmés de Covid-19 en France, soit 23.591 contaminations au total sur la semaine.

Conseil de défense à l'Élysée

Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouveau direct consacré à l'épidémie de coronavirus. À une semaine de la rentrée scolaire, la gestion de l'épidémie de coronavirus est plus que jamais au cœur des préoccupations du gouvernement.

Un nouveau Conseil de défense doit débuter ce matin à 10 heures à l'Élysée, pour faire le point sur l'évolution du virus dans certaines zones comme l'Ile-de-France ou les Bouches-du-Rhône et affiner les protocoles sanitaires en vigueur.

BFMTV