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Des résidus toxiques dans les couches pour bébés? "Pas d'alerte" à ce stade, assure le gouvernement

Les contrôles vont continuer

Les contrôles vont continuer - Image d'illustration - AFP

La secrétaire d'Etat à l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, a déclaré mercredi qu'après la première salve de contrôles, rien ne pouvait conduire Bercy à alerter les consommateurs.

Le mensuel 60 millions de consommateurs avait à plusieurs reprises dénoncé la présence de résidus toxiques dans les couches pour bébés. Les premiers contrôles menés par l'Etat auprès des industriels et distributeurs sur les risques potentiels liés à la présence de ces substances ne nécessitent pas de lancer d'alerte particulière, a assuré mercredi la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher.

Les fournisseurs "ont tenu, pour l'essentiel leurs engagements" et après une "première série de contrôles", "il n'y a rien qui conduise à faire une alerte", a-t-elle affirmé sur France Info.

Un risque "sur le long terme"?

En février dernier, le gouvernement avait enjoint les entreprises du secteur d'éliminer à terme certaines substances de leurs couches pour bébé, après un avis de l'Agence de sécurité sanitaire Anses qui s'était saisie du sujet dans la foulée de l'article de 60 millions de consommateurs.

Selon l'Anses, il existait un risque potentiel "sur le long terme" lié au "dépassement des seuils sanitaires pour un certain nombre de substances".

Les résultats rendus publics début 2020

Les produits concernés sont deux parfums (butylphényl méthyle propional et hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde), ainsi que certains hydrocarbures aromatiques polycycliques (parfois cancérogènes), dioxines ou furanes. L'Anses avait toutefois précisé qu'il n'existait aucune preuve que les couches jetables portées par 95% des bébés de France soient néfastes.

La direction de la répression des fraudes (DGCCRF) doit par ailleurs recevoir ce jeudi les industriels ainsi que les associations de consommateurs pour un "point d'étape", a-t-on indiqué à Bercy.

"Nous devons continuer les contrôles", a ajouté Agnès Pannier-Runacher. "Quand nous aurons l'ensemble des résultats, début 2020, nous les communiquerons publiquement."

Manon Fossat avec AFP