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Déconfinement: pour le président du Conseil scientifique, "il faut que la vie reprenne"

Selon le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, le 11 mai sera "la bonne date" pour entamer le déconfinement, à condition d'avoir "tous les outils de surveillance" nécessaires.

Invité de BFMTV-RMC ce lundi matin, le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, a affirmé qu'il fallait "que la vie reprenne". 

"Nous ne pouvons pas rester indéfiniment dans le confinement, ce n'est pas possible", a-t-il déclaré. 

Selon lui, le 11 mai sera "la bonne date" pour entamer le déconfinement, à condition d'avoir "tous les outils de surveillance" nécessaires. Le Premier ministre Édouard Philippe doit en effet présenter le plan de déconfinement ce mardi à 15 heures devant l'Assemblée nationale.

"Le 11 mai sera la bonne date si nous avons tous les prérequis pour sortir du confinement", a-t-il estimé. "Ce n'est pas un problème de la date, mais de savoir si nous avons tous les outils de surveillance pour pouvoir sortir du confinement."

Des tests massifs

"Y aura-t-il des masques pour tout le monde?", a d'abord questionné le président du Conseil scientifique, qui recommande son usage systématique pour tous les Français à chaque sortie.

Jean-François Delfraissy a aussi évoqué la question des tests, appelant de nouveau à un dépistage massif de la population. "Est-ce qu'il y aura un grand nombre de tests pour diagnostiquer de façon très large, à la fois les cas cliniques et les cas suspects?", a-t-il interrogé.

"Il faut que l'on ait entre 100.000 et 150.000 tests par jour de disponibles", a-t-il poursuivi. "Cela nécessite aussi d'avoir les lieux où pratiquer ces tests et les laboratoires où les analyser."

Jean-François Delfraissy réclame aussi la mise en place massive de tests sérologiques, à hauteur de 200.000 à 300.000 par jour.

Le président du Conseil scientifique a aussi recommandé la mise en place de "brigades" chargées d'aller "repérer les personnes dépistées, de dialoguer avec elles, d'identifier les contacts qu'elles ont pu avoir et de les isoler si elles le souhaitent".

Cyrielle Cabot