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Covid-19: les autorités de Polynésie française annoncent un allègement des restrictions sanitaires

Le centre hospitalier de Papeete, en Polynésie française.

Le centre hospitalier de Papeete, en Polynésie française. - SULIANE FAVENNEC / AFP

Le confinement sera levé, mais dans les îles les plus peuplées, il restera en vigueur le week-end. Le couvre-feu restera en vigueur entre 21h et 4h du matin.

Le haut-commissaire Dominique Sorain et le président de la Polynésie française Edouard Fritch ont annoncé, ce jeudi 16 septembre à Papeete, le maintien du couvre-feu mais une levée progressive du confinement et la reprise des cours dès lundi dans cette collectivité d'outre-mer.

Les mesures de confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus, en vigueur depuis le 23 août, avaient été prolongées jusqu'au lundi 20 septembre. Le confinement sera maintenu le week-end dans les îles les plus peuplées, mais il sera levé en semaine. Les restaurants pourront rouvrir et le sport sera autorisé, en dehors des compétitions. Les musées, salles d'exposition et cinémas restent en revanche fermés.

Les rassemblements de plus de dix personnes sont interdits. Les croisières pourront reprendre, sous réserve que le personnel comme les passagers soient vaccinés.

Les hospitalisations et les décès en baisse depuis une semaine

L'épidémie a fait 585 morts en Polynésie, dont les trois quarts depuis le début du mois d'août. Le nombre de décès quotidiens et les hospitalisations sont en baisse depuis une semaine, sauf au service réanimation du Centre hospitalier, qui reste saturé avec 49 patients.

Une première évacuation sanitaire est prévue ce vendredi à destination de la métropole. Huit à dix patients nécessitant des soins en réanimation seront transportés sur un vol French Bee, affrété par la France. Cet avion-civière est "doté de matériel de respiration et de bouteilles d'oxygène", selon la compagnie, qui assure que c'est "la première opération de ce type jamais réalisée" entre la Polynésie française et la métropole, distantes de 17.000 kilomètres.

Lors de leur allocution commune, Edouard Fritch et Dominique Sorain ont aussi appelé à "éviter la haine et la division". Le président autonomiste de l'assemblée locale et maire de Bora Bora, Gaston Tong Sang, avait suggéré que la vaccination participait à l'augmentation du nombre de malades. Le maire de Paea et vice-président du parti indépendantiste, Antony Géros, avait pour sa part accusé le centre hospitalier de pratiquer "l'euthanasie". Le président Edouard Fritch a annoncé qu'il "porterait plainte" et a assuré les soignants de son soutien.

M.H. avec AFP