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Covid-19: Karine Lacombe espère "que l'on pourra reprendre une vie plus normale" d'ici septembre

L'infectiologue, invitée de BFMTV ce dimanche soir, estime que les vaccins et les premiers résultats qui s'y rapportent permettent d'espérer de juguler l'épidémie d'ici l'été prochain.

Peut-on espérer reprendre une vie plus "normale" d'ici l'été 2021? Pour Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses de l'hôpital Saint-Antoine à Paris, l'arrivée prochaine d'un vaccin contre le coronavirus fait que "la donne change" et suscite un espoir légitime.

"Jusqu'à présent, je n'ai jamais fait de prédiction, je me suis plutôt attachée sur les faits. Là, la donne change quand même, parce qu'on a les vaccins qui commencent à arriver, on commence à avoir des données très intéressantes sur l'efficacité des vaccins, on sait que les vaccins vont être fabriqués, vont être dispensés à partir du mois de janvier", a estimé l'infectiologue, invitée de BFMTV ce dimanche soir.

Dans un entretien accordé à nos confrères de L'Express, mis en ligne samedi, la chercheuse avait estimé que "d'ici cet été, l'épidémie du Covid-19 sera(it) jugulée".

"Écraser la dynamique de l'épidémie"

"D'ici l'été, on va avoir, si la campagne de vaccination se passe comme on espère qu'elle va se passer, un impact important sur la dynamique de l'épidémie", a jugé Karine Lacombe sur BFMTV.

"La campagne de vaccination, qui va être couplée au maintien des gestes barrières, devrait permettre vraiment d'écraser la dynamique de l'épidémie et j'espère que d'ici le mois de septembre, eh bien on pourra effectivement, si ce n'est enlever les masques, en tout cas reprendre une vie beaucoup, beaucoup plus normale", a ajouté la médecin.

Selon les chiffres communiqués par Santé Publique France ce dimanche, 174 personnes sont mortes à l'hôpital des suites du coronavirus au cours des dernières 24 heures. Depuis le début de l'épidémie, 55.155 personnes sont décédées des suites de cette maladie en France. Un léger rebond des hospitalisations a par ailleurs été enregistré.

Pour amorcer la nouvelle étape du déconfinement progressif, au 15 décembre, l'exécutif a posé la condition de passer sous la barre des 5000 nouveaux cas de contamination par jour. Un objectif que Karine Lacombe juge "très, très compliqué, voire impossible".

Clarisse Martin Journaliste BFMTV