BFMTV

Covid-19: AstraZeneca affirme qu'un vaccin contre les variants sera prêt à l'automne

Une infirmière prépare un vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 pour l'administrer à un collègue au KC General Hospital de Bangalore le 16 janvier 2021

Une infirmière prépare un vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 pour l'administrer à un collègue au KC General Hospital de Bangalore le 16 janvier 2021 - Manjunath KIRAN © 2019 AFP

Les mutations du Covid-19 sont suspectées de renforcer la résistance du virus. AstraZeneca prépare une nouvelle version de son vaccin, adaptée à ces variations.

Les différentes mutations du Covid-19 et les effets qu’elles peuvent avoir sur les vaccins inquiètent le monde scientifique. Certaines variations - comme la mutation E484K de la protéine spike trouvée chez les variants sud-africain, brésilien et britannique - sont en effet suspectées de favoriser la résistance du virus aux anticorps développés par les personnes qui ont déjà contracté la maladie ou qui ont été vaccinées.

Dans l’hypothèse où cette suspicion se concrétiserait, le groupe pharmaceutique AstraZeneca a annoncé qu’il travaillait actuellement sur une modification de son vaccin. Cette nouvelle version, capable de neutraliser les nouveaux variants du Covid-19, devrait être disponible à l’automne, rapporte The Independent.

"Notre ambition est d'être prêt pour la prochaine série de vaccinations qui pourraient être nécessaires à l'approche de l'hiver prochain. C'est ce que nous visons", détaille le directeur de la recherche chez AstraZeneca, Menelas Pangalos.

Modification de la séquence génétique

"Ce travail devrait être assez rapide, car il s’agit essentiellement de changer la séquence génétique de la protéine spike pour les nouveaux variants", décrit le Professeur Andrew Pollard, directeur du groupe de vaccin Oxford. Le gouvernement britannique a, de son côté, assuré que l’Agence de santé et de médecine du pays ferait par la suite tout son possible pour valider sans délai ce nouveau vaccin, après les essais cliniques.

Lors d’une conférence de presse mercredi, les représentants d’AstraZeneca se sont par ailleurs félicités des effets de la première version de leur vaccin. Ils ont ainsi rappelé que, selon une étude de l'université d'Oxford - qui doit encore être examinée par des pairs - la première dose du vaccin suédo-britannique permet de réduire de 67% le taux de tests PCR positifs. "Même une réduction de 50% (...) aura potentiellement un impact très significatif en termes de transmission", a salué Menelas Pangalos.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV