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Coronavirus chinois: "pas de cas douteux" en France selon Agnès Buzyn

La ministre de la Santé a insisté sur le fait que la France était en mesure "d’avoir un diagnostic très rapide" quant au virus.

Lors d'un point presse tenu en début d'après-midi, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a tenu à rassurer quant à la propagation du coronavirus chinois, qui a déjà fait 17 victimes en Chine. 

En ce qui concerne la France, il n'y a "à (sa) connaissance pas de cas douteux. Deux cas ont été investigués et ont été négatifs. Nous ne communiquerons qu'en cas de cas positif." 

En ce qui concerne le cas de cette touriste chinoise, arrivée depuis Wuhan et qui avait affirmé sur les réseaux sociaux ne pas avoir été contrôlée à son arrivée sur le sol français, la ministre a souligné que "ce cas était investigué par (mes) services et les services diplomatiques en lien avec l’ambassade de Chine." 

Bientôt un test à diagnostic rapide à disposition

En ce qui concerne les prochaines mesures, Agnès Buzyn assure se tenir à disposition de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) "qui se réunit depuis mercredi pour décider du niveau d’alerte international et des recommandations données aux différents pays qui sont en contact avec la Chine."

Pour autant, la France semble déjà parée à toute éventualité. 

"La France n’a pas attendu ces recommandations puisque nous sommes d’ores et déjà en mesure d’avoir un diagnostic très rapide. Le centre national de référence des coronavirus à l’institut Pasteur, et d’ici demain, un centre à Lyon, seront en mesure de faire un test-diagnostic rapide, en quelques heures. Si nous avons une suspicion de cas sur le territoire, nous pouvons savoir si la personne est malade ou atteinte d’une grippe, qui circule en parallèle", a-t-elle encore détaillé. 

Ne pas hésiter à appeler le centre 15 

En ce qui concerne les mesures déjà prises, elles sont déjà nombreuses a encore rapporté la ministre. 

"Tous les aéroports sur le sol français ont des affiches qui donnent la conduite à tenir pour les voyeurs. Ces affiches expliquent la conduite à tenir, et il y a aussi des messages vocaux diffusés dans les avions", a-t-elle insisté.

En cas de doutes quant à une potentielle contamination, "il faut appeler le centre 15 qui enverra une équipe." 

"Il y a des hôpitaux qui savent confiner les cas et qui suivent le cas mais aussi les sujets-contacts. Si une personne rentre elle est hospitalisée, il y a des prélèvements qui sont envoyés dans les centres de référence. D’ici la semaine prochaine la majorité des hôpitaux saura faire ce test qui a été fait en un temps record", a-t-elle conclu.
Hugo Septier