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Comment le temps de transport pour se rendre au travail pèse sur la santé

Les Français passent moins de temps en moyenne dans les transports que les Européen pour se rendre au travail mais ils optent davantage pour la voiture.

Les Français passent moins de temps en moyenne dans les transports que les Européen pour se rendre au travail mais ils optent davantage pour la voiture. - Eric Garner - CC - Flickr

Les Français passent 1h16 par jour à se déplacer en semaine, essentiellement pour se rendre au travail. Or les longs trajets quotidiens augmentent les difficultés à dormir, les risques de dépression et d’obésité.

Métro, boulot, dodo… Ou plutôt, troubles du sommeil assurés, passé 1h de transports aller-retour par jour. C’est le résultat d’une étude de l’université de Cambridge. Les chercheurs estiment que ces longs trajets quotidiens augmentent de 46% le risque de manquer de sommeil, de 33% celui d’être dépressif et de 21% celui de devenir obèse.

Or la plupart des Français franchissent ce seuil fatidique puisqu’ils passent en moyenne 1h16 par jour à se déplacer, -soit 7h12, du lundi au vendredi-, principalement pour se rendre au travail. C’est tout de même moins que la moyenne des Européens, qui s’établit à 9h35, selon l’étude de l’Observatoire européen des mobilités, publiée en avril.

Deux Français sur trois optent pour la voiture

67% des Français effectuent le trajet domicile-travail en voiture, contre 61% des Européens. Ce qui augmente les risques liés à la sécurité routière, d’autant plus quand le sommeil est attaqué par ces journées à rallonge.

Ils se plaignent autant des embouteillages en période de rush que leurs voisins européens. Pour moins les subir, les Français se montrent intéressés par le covoiturage et l’autopartage, mais à condition d’avoir à leur disposition des services digitaux performants.

Télétravail et horaires flexibles

Le télétravail est également plébiscité pour s’épargner ponctuellement de la fatigue quotidienne des bouchons. Les chercheurs de Cambridge, eux, mettent en avant les horaires flexibles... Et prévoient un argumentaire tout prêt à dégainer à la hiérarchie: arriver ou partir avant tout le monde permettrait de gagner cinq jours de productivité par an.

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Rozenn Le Saint