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125 cas de syndromes proches de la maladie de Kawasaki recensés chez des enfants du 1er mars au 12 mai

Depuis le 1er mars dernier en France, 125 enfants ont été atteints par le syndrome inflammatoire qui s'apparente à la maladie de Kawasaki. Plus de la moitié d'entre eux ont été testés positifs au Covid-19 mais on ignore encore, à ce jour, si cet état inflammatoire est directement lié au virus.

Des cas d'enfants affectés par une maladie inflammatoire grave ressemblant à la maladie de Kawasaki inquiètent les médecins, qui s'interrogent sur un lien possible avec le coronavirus. Selon les données de Santé Publique France diffusées ce jeudi, 125 cas d'enfants atteints par cette maladie ont été signalés sur le territoire national depuis le 1er mars. 52% d'entre eux ont été testés positifs au SARS-COV-2. 

La maladie de Kawasaki provoque une inflammation des parois des vaisseaux sanguins. Mais dans le cas présent, "les symptômes présentés font penser à ceux de la maladie de Kawasaki, mais avec une note inflammatoire et myocardique beaucoup plus marquée", explique le communiqué.

"75% des cas" ont été en contact avec le virus

90 de ces enfants se trouvent dans un état grave et sont donc hospitalisés en réanimation. Un des patients atteints par ce syndrome, âgé de 9 ans et souffrant d'une comorbidité neuro-développementale, est mort, précise par ailleurs le communiqué. 

Pour le chef des urgences pédiatriques de l'hôpital Trousseau à Paris, "75% des cas" observés chez ces enfants ont eu un "contact familial avéré" avec le coronavirus. "Nous avons mené une enquête très approfondie auprès des familles que nous avons contacté, pour savoir si ces enfants avaient été en contact avec des malades avérés pendant le confinement", explique le Pr Ricardo Carbajal, interrogé ce jeudi soir sur notre antenne. "Et on a trouvé pour 75% d'entre eux, au moins un contact survenu entre 3 et 5 semaines avant le début des symptômes". 

Enfin, plus de la moitié de ces cas (58% d'entre eux) ont été recensés en Île-de-France, selon Santé publique France. 

Dans le monde, "les formes critiques de la maladie chez les enfants semblent très rares (autour de 1% du total)" et "seule une poignée de cas de décès a été rapportée", selon le site Don't Forget The Bubbles (DTFB). Ce site britannique spécialisé dans la pédiatrie a analysé toutes les études sur le sujet.

Jeanne Bulant