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Violences en banlieue parisienne: Castaner évoque des "tensions sporadiques", pas "d'émeutes"

Invité de BFMTV et RMC ce jeudi, le ministre de l'Intérieur a déploré les violences de ces derniers jours en banlieue. Des incidents "sporadiques", nuance-t-il.

Une dizaine d'interpellations ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi en région parisienne. Depuis plusieurs jours des tensions ont éclaté en banlieue parisienne, notamment dans les Hauts-de-Seine, après l'accident d'un motard impliquant la police

"Ce sont des tensions qui ne sont pas d’un niveau de gravité exceptionnelle mais qui se multiplient, encore cette nuit j’ai identifié près de 15 faits importants avec des guets-apens organisés contre nos forces de sécurité, je veux les condamner", déclare Christophe Castaner ce jeudi sur BFMTV-RMC. 

Envoyer l'armée ferait "courir le risque d'embrasement"

Mais tandis que le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti réclame le renfort de l'armée dans les quartiers, le ministre de l'Intérieur marque son désaccord. "Envoyer l'armée ce serait courir le risque d'embrasement", tranche le ministre de l'Intérieur, qui nuance par ailleurs la situation actuelle dans les banlieues concernées par les violences.

"Aujourd'hui nous ne sommes pas face à des scènes d'émeutes qu'Eric Ciotti a dû connaître quand il était dans la majorité au pouvoir en 2005. Nous sommes dans des tensions sporadiques, qui existent, que je ne veux pas nier où on utilise des mortiers d'artifice pour viser les forces de sécurité. Notre responsabilité est d'y mettre un terme", insiste le ministre de l'Intérieur. 

Sur le respect du confinement, 220.000 contrôles ont été réalisés en Seine-Saint-Denis depuis la mise en place des restrictions de déplacements, "un peu plus du double de la moyenne nationale", assure Christophe Castaner. A Marseille, ce sont 300 PV qui sont dressés chaque soir et "les deux-tiers dans les quartiers".

Carole Blanchard