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Violences conjugales: Marlène Schiappa répond à Muriel Robin

Marlène Schiappa invite Muriel Robin, qu'elle souhaite rencontrer, à ne pas se lancer dans une surenchère sur la question des violences conjugales et défend l'action du gouvernement en la matière.

"On ne va pas se calmer", prévenait Muriel Robin. Ce dimanche dans BFM Politique, la secrétaire d'Etat chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes a répondu à l'humoriste sur la question des violences conjugales. Marlène Schiappa a beau saluer l'action de la "grande comédienne", l'auteur féministe a affirmé "espérer pouvoir rencontrer Muriel Robin et lui expliquer les politiques publiques" sur cette question, menées "avec acharnement" selon elle.

Enchères

Samedi, Muriel Robin poussait un véritable coup de gueule. "Ce coup-ci on ne va pas nous avoir de la pommade, avec des joujoux. 100.000 euros d'aide supplémentaire, alors que les associations ont besoin de 25 millions? L’indécence continue", affirmait-elle parmi le millier de femmes rassemblées samedi à Paris pour demander "qu'on écoute les victimes" et que cessent les violences conjugales.

"On peut brandir des chiffres, faire des enchères, dire 'Qui dit mieux ?'. Ce n’est pas le problème", réplique Marlène Schiappa. "Nous avons demandé au 39 19 (le numéro d'urgence pour les violences conjugales, NDLR.) - quels seraient les moyens dont ils auraient besoin pour remplir leur mission dans les meilleures conditions possibles. La présidente du 39 19 nous a répondu ‘trois écoutantes en plus’. Je suis allée voir le Premier ministre et les 120.000 euros nécessaires ont été débloqués."

"Ce n’est pas la seule politique publique, on ne peut pas la réduire à ça", explique Marlène Schiappa, qui promeut par ailleurs l'objectif de 100% d'appels répondus au 39 19. "Il y a 420 millions d'engagement sur l"égalité femmes-hommes pour la première année du quinquennat", a rappelé Marlène Schiappa. "C'est un engagement financier historique."

"La société a ouvert les yeux"

La secrétaire d'Etat a défendu l'action du gouvernement sur ce dossier, et salué, alors que le mouvement #MeToo fête son premier anniversaire, la prise de conscience en cours dans la société. 

"On ne pouvait pas s’attendre à ce qu’en un an change un rapport qu’on appelle la domination masculine, et qui est installé depuis des siècles. Mais ce qui a changé, c’est que désormais la société a ouvert les yeux, et que désormais on entend les femmes victimes", a ainsi conclu la militante du droit des femmes. 
Louis Nadau