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Violences à Paris: Macron constate les dégâts et salue les forces de l'ordre

Sitôt arrivé en France, le chef de l'État s'est rendu sur le principal théâtre des émeutes de samedi, au pied de l'Arc de Triomphe puis sur l'avenue Kléber, dans le 16e arrondissement.

Au lendemain des émeutes ultra-violentes qui ont éclaté à Paris, en marge de la mobilisation des gilets jaunes, Emmanuel Macron a tenu à faire ce déplacement symbolique. Accompagné de son ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner et du secrétaire d'État Laurent Nuñez, le chef de l'Etat a bousculé son agenda pour se rendre au pied de l'Arc de Triomphe, théâtre samedi de violences et de dégradations. 

Il a pénétré à l'intérieur du monument pour constater les dégâts. Il s'est aussi recueilli sur la tombe du soldat inconnu au côté des membres du Comité de la Flamme.

A la rencontre des troupes

Le président est ensuite allé à la rencontre des pompiers et des forces de l'ordre sur l'avenue Kléber, dans le 16e arrondissement de la capitale, une zone également marquée par les émeutes de samedi. Il a pris son temps et serré la main à chaque gendarme, policier et pompier sur place. Il en a profité pour échanger quelques mots avec les troupes, en première ligne des agressions des casseurs.

Applaudi par une partie de la foule présente, Emmanuel Macron a aussi dû faire face à quelques gilets jaunes qui avaient fait le déplacement pour accueillir le président. Ils ont scandé "Macron démission" et hué le chef de l'Etat. Emmanuel Macron n'a pas été au contact des manifestants, préférant rendre visite aux commerçants ciblés par les violences. Il devait ensuite tenir une réunion d'urgence à l'Elysée. 

Selon notre éditorialiste Christophe Barbier, en se rendant ainsi sur les lieux des violences, Emmanuel Macron envoie là un message "de solidarité avec les victimes des violences mais aussi d'autorité". La manifestation de samedi a fait 133 blessés et donné lieu à 412 interpellations et 378 placements en garde à vue.

Claire Rodineau