BFMTV

Vidal annonce la gratuité des protections périodiques à la rentrée prochaine pour les étudiantes

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal, à Paris, le 30 octobre 2019

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal, à Paris, le 30 octobre 2019 - ludovic MARIN © 2019 AFP

A la rentrée prochaine, les adolescentes auront accès à des protections périodiques gratuites.

Un nouveau pas dans la lutte contre la précarité menstruelle. La ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé ce mardi que les protections périodiques seraient gratuites pour les étudiantes dès la rentrée prochaine. Une initiative réclamée de longue date par les organisations étudiantes et des associations féministes.

Ainsi, dans les prochaines semaines, les résidences universitaires des Crous et les services de santé universitaires seront équipés en distributeurs de protections hygiéniques, a affirmé Frédérique Vidal lors d'une rencontre à Poitiers avec des étudiants.

"On vise 1500 distributeurs et une gratuité complète à la rentrée", a-t-elle ajouté, précisant que ces protections seront "respectueuses de l'environnement".

1 étudiante sur 3 touchée par la précarité menstruelle

La gratuité des protections périodiques dans l'enseignement supérieur a été décidée après un travail de concertation entre la ministre et différents acteurs (parlementaires, organisations étudiantes représentatives ou encore l'association Règles Elémentaires), a précisé Frédérique Vidal, fragilisée ces derniers jours par la polémique suscitée par ses sorties sur l'islamo-gauchisme. Semblant pressée de tourner la page, elle martèle depuis que sa "priorité, c'est la question des étudiants".

Selon une étude réalisée par l'Association Fédérative des Etudiants de Poitiers et l'Association Nationale des Etudiants Sages-Femmes en février, un tiers des étudiantes aurait besoin d'aide pour pouvoir acheter des protections périodiques. Jusqu'à présent en France, des initiatives existaient mais restaient souvent locales. Début février, la région Ile-de-France avait par exemple annoncé que les facs et les résidences étudiantes de la région seraient bientôt équipées en distributeurs gratuits de protections périodiques bio.

Cette mesure s'ajoute à d'autres, prises en faveur des jeunes, durement touchés par la crise sanitaire. En janvier, Emmanuel Macron avait ainsi annoncé la création d'un "chèque psy" pour les étudiants et la mise en place de deux repas par jour à un euro dans les restos U. Des avancées "insuffisantes" aux yeux d'organisations comme l'Unef, qui réclame un plan d'urgence d'1,5 milliard d'euros, en commençant par une hausse immédiate des bourses et des APL et la mise en place d'un filet de sécurité sociale pour l'ensemble des étudiants.

AL avec AFP