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Une députée LaRem estime être incitée à quitter son groupe pour avoir enfilé un gilet jaune

Sonia Krimi

Sonia Krimi - Patrick KOVARIK / AFP

Sonia Krimi a relaté son entrevue avec Gilles Le Gendre, patron du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, lundi après-midi. Elle a expliqué qu'il lui avait reprochée d'avoir enfilé un gilet jaune au moment de recevoir des manifestants vendredi dernier.

Sonia Krimi, députée élue dans la Manche, s'installe davantage encore dans la position d'une frondeuse au sein du groupe La République en marche. Après s'être montrée critique au sujet du projet de loi Asile et immigration, elle a revêtu vendredi dernier un gilet jaune au moment d'accueillir une délégation de manifestants. Une initiative qui lui a valu un entretien lundi après-midi avec le président dudit groupe, Gilles Le Gendre, et l'impression qu'elle n'était plus tout à fait la bienvenue dans celui-ci, comme elle l'a raconté à Libération

Revenant sur cette discussion d'une heure, elle s'est souvenue: "'Il m'a reproché d'avoir 'fraternisé' avec les 'gilets jaunes' et m'a dit : 'Réfléchis à ta place dans le groupe, il y a beaucoup d'hostilité vis-à-vis de toi'". "'Il m'incite à quitter le groupe parce qu'il ne peut pas le faire lui-même en ce moment, pour ne pas risquer d'abîmer l'image d'En Marche", a-t-elle encore analysé. 

Si des sanctions devaient la viser, elle réfléchirait à lancer "un appel public à Emmanuel Macron". 

R.V.