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Thomas Hollande, « victime de sa sincérité » ?

Valérie Trierweiler et Thomas Hollande

Valérie Trierweiler et Thomas Hollande - -

Thomas Hollande accuse Valérie Trierweiler d’avoir "détruit l’image d’homme normal" du président. La journaliste du Point qui a rapporté ces propos s’explique. Une affaire qui relance celle du tweetgate et la question du rôle de la Première Dame.

Le Tweetgate continue à faire des ravages. Dans son édition datée du 12 juillet, l'hebdomadaire Le Point relate une conversation avec Thomas Hollande, qui revient sur l'affaire du tweet de Valerie Trierweiler. Le fils de François Hollande et de Ségolène Royal assurait que ce tweet avait détruit l'image normale que son père avait construite, avant d’assurer que ses propos avaient été déformés : « Je démens avoir accordé une interview au Point. Les propos rapportés, dont certains sont déformés ou sortis de leur contexte, ont été tenus lors d'une conversation informelle avec une journaliste de l'hebdomadaire » a précisé le fils du président.

« Il savait très bien à qui il parlait »

La journaliste du Point qui a rapporté ces propos, Charlotte Chaffanjon, s’est expliquée sur RMC : « Les propos n’ont pas été déformés. Ce n’était pas une interview, mais un déjeuner, comme je l’ai d’ailleurs écrit dans Le Point. Il savait qu’il déjeunait avec une journaliste, et ce n’est pas le premier article que je fais sur lui, j’ai déjà fait un portrait de Thomas Hollande, donc il savait très bien à qui il parlait, et il connait très bien le système. » Pourquoi, alors, aurait-il dit tout cela ? « Je pense qu’il est un petit peu victime de sa sincérité, il est très franc et très sincère, mais peut-être que là, ça le dépasse un petit peu, donc il essaye de s’en sortir. »

Certaines choses « doivent être précisées »

Bruno Le Roux est député de Seine-Saint-Denis, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et proche du président. Pour lui, le président doit clarifier le rôle de sa compagne : « S’il y avait des questions qui sont posées dans les jours à venir au Président de la République, ça ne me choquerait pas qu’il dise les choses. Je pense que nous avons navigué ces dernières décennies sur des rôles que la démocratie ne fixe pas et à qui elle ne donne aucune responsabilité particulière. S’il y a des choses qui doivent être précisées, elles auraient pu l’être avant, qu’elles le soient maintenant, ça me semble bien. » Le président de la République pourrait s’expliquer lors de son interview du 14 juillet.

La Rédaction, avec Véronique Jacquier