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Temps de parole de Macron: Le RN dit avoir saisi le CSA

Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron. - Bertrand Guay - AFP

Le mouvement d'extrême droite réclame que le temps de parole soit décompté dans le cadre de la campagne pour les élections européennes.

Le Rassemblement national (RN) a saisi le CSA pour "que le temps de parole d'Emmanuel Macron soit décompté dans le cadre de la campagne pour les élections européennes", a annoncé ce samedi Jean-Lin Lacapelle, délégué national du RN.

"Je crois qu'Emmanuel Macron aujourd'hui est en campagne. Il monopolise l'espace médiatique sur les chaînes d'info pendant six, sept, huit heures de manière continue en faisant énormément de blabla", a-t-il déclaré sur Franceinfo.

Depuis plusieurs semaines, l'opposition tire à boulets rouges contre les longs directs diffusés sur les chaînes d'info à chaque réunion publique où le président de la République s'invite. Elle l'accuse de mener une campagne électorale déguisée, avant les élections européennes du 26 mai. 

Respecter les règles

Le président des Républicains Laurent Wauquiez a également saisi le CSA au sujet des interventions du président qui "monopolisent les antennes". Le député LFI Alexis Corbière a aussi demandé mercredi, à l'Assemblée nationale, que "le temps de parole du président se passe hors caméras" pour que le pluralisme soit "garanti". Des élus PS ont également indiqué vouloir s'assurer que les règles soient respectées.

Les interventions présidentielles dans le grand débat rentrent bien dans le calcul du temps de parole de l'exécutif, qui s'imposent aux chaînes de télé, généralistes ou d'info en continu, avait rappelé vendredi le CSA.

"Les interventions du président sont soumises aux règles du temps de parole, lorsqu'il s'exprime dans la cadre du 'débat de politique national'", avait-il expliqué. Une règle définie par le CSA dans sa délibération du 22 novembre 2017.

Et seules les déclarations d'Emmanuel Macron lorsqu'il s'exprime sur des sujets régaliens (par exemple, une allocution suite à un attentat) ne sont pas comptabilisées.

Ambre Lepoivre avec AFP