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Royal : « Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre »

Ségolène Royal.

Ségolène Royal. - -

Dans un portrait publié ce mercredi dans Le Point, l’ancienne candidate à la présidentielle tacle ses collègues socialistes. Ségolène Royal a toutefois démenti avoir tenu ces propos.

Arnaud Montebourg ? « Il se prend pour un acteur américain ». Delphine Batho ? « C’est une manipulatrice politique ». C'est ce que Ségolène Royal a affirmé dans un portrait publié ce mercredi dans Le Point. L'ancienne candidate à la présidentielle a toutefois démenti avoir tenu ces propos :

Stupéfaction à la lecture de l'article du Point et des reprises qui en sont faites. Je démens catégoriquement les propos qui me sont prêtés.
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) September 4, 2013
Chacun sait que ce n'est ni mon état d'esprit ni mon niveau de réflexion et ce genre de pseudo scoop est carrément médiocre
— Ségolène Royal (@RoyalSegolene) September 4, 2013

Ségolène Royal aurait aussi taclé Martine Aubry. Moquant la tribune publiée par la maire de Lille dans Le Monde du 26 août, Ségolène Royal y relève « un pompage d'idées inconscient » de son programme Désirs d'avenir. « C'est à mourir de rire, c'est énorme ! ». « Elle ne se rend même pas compte qu'elle pille », ajoute-t-elle. « Je n'aurais pas dû me laisser voler le congrès de Reims. J'aurais dû imposer un rapport de force », regrette-t-elle en référence à l'affrontement qui l'a opposée en 2008 à la maire de Lille pour le poste de premier secrétaire, sur fond de contestations, d'accusations de fraude électorale.

« J'ai un charisme, de l'aura »

L’ancienne candidate à la présidentielle qui affirme avoir refusé le poste de garde des Sceaux en 2012, estime être trop charismatique pour figurer au gouvernement : « J'ai un charisme, de l'aura, du poids. Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre », a-t-elle déclaré. Elle indique tout de même avoir une certaine influence : « Ce que j'ai dit sur la taxe carbone a beaucoup influencé Jean-Marc Ayrault. Il y a eu recul grâce à moi ».

Ségolène Royal se serait tout de même bien vue présidente de l’Assemblée nationale. « Ça n'aurait pas été mauvais pour le pouvoir que ce soit moi, la présidente de l'Assemblée. J'aurais fait vivre le Parlement. Il aurait dû être plus présent pour soutenir le gouvernement la première année », juge-t-elle. Elle estime « inadmissible » que le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, se soit opposé à la transparence du patrimoine des élus telle que le voulait l'Elysée.

« Je suis un personnage sécurisant »

Après une année difficile marquée par sa défaite aux législatives, la présidente de Poitou-Charentes revient déterminée : « J'ai subi une succession de frappes. Les gens m'ont vue souffrir, être trahie. Et résister. Je suis un personnage sécurisant ». « J'attends sans impatience », assure-t-elle, après avoir affirmé : « Je ne suis pas en attente, pas en demande, pas en frustration ». Et d'ajouter : « Je ne veux faire que des choses agréables ».

La rédaction