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Roselyne Bachelot nie tout passe-droit pour le parc du Puy du Fou

Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, était l'invitée de notre journaliste Nicolas Poincaré ce lundi matin.

Pas de passe-droit, non, mais une "dérogation". C'est ce qu'a répété ce lundi matin sur notre antenne la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, au moment d'expliquer pourquoi samedi soir le parc du Puy du Fou de Philippe de Villiers avait pu accueillir 9000 personnes à l'occasion de l'un de ses spectacles, une jauge bien supérieure à la limite de 5000 personnes en principe fixée aux rassemblements. L'affaire a d'autant plus exaspéré qu'un mois auparavant le même endroit avait déjà largement dépassé ce plafond, avec 12.000 spectateurs. "Il n’y a eu aucun passe-droit pour le Puy du Fou", a promis la ministre: "Un arrêté du 10 juillet a précisé que pour tenir des rassemblements de plus de 5000 personnes il fallait avoir des dérogations, celles-ci étant accordées par les préfets".

Pour décrocher une telle autorisation, il est encore nécessaire de respecter des "normes de sécurité très contraignantes", a-t-elle assuré, reprenant: "C’est ce qu'il s’est passé pour le Puy du Fou." Elle a listé les conditions à satisfaire: "Il faut que ce soit un spectacle assis. Et il y avait trois tribunes de 3000 personnes et étanches (NDLR, c'est-à-dire que les personnes ne pouvaient passer de l'une à l'autre) au Puy du Fou." " Port du masques obligatoire, distribution du gel", a-t-elle encore égrené.

"Les gens ne nous l'ont pas demandé"

Il n'empêche, depuis la prise de l'arrêté, seuls deux rassemblements ont bénéficié de ladite dérogation... dans les deux cas, il s'agissait du fameux spectacle du Puy du Fou, parc dirigé par l'ex-candidat à la présidentielle et député européen Philippe de Villiers qui vante souvent la qualité de sa relation avec le chef de l'Etat. De surcroît, sur cent préfectures, une seule, visiblement, a jugé bon de permettre un tel dépassement de l'affluence limite de 5000 personnes.

"Les gens ne nous l’ont pas demandé ! Ceux qui le demanderont l’obtiendront", a anticipé Roselyne Bachelot. Elle a prolongé: "Que les personnes à qui on aurait refuser la dérogation, alors qu'elles satisfaisaient les mêmes contraintes, s'adressent à moi."

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV