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Retour des élèves à l'école: la mairie de Paris répond à Jean-Michel Blanquer

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, en visite dans une école de Palaiseau (Essonne), le 12 mai 2020, au deuxième jour du déconfinement.

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, en visite dans une école de Palaiseau (Essonne), le 12 mai 2020, au deuxième jour du déconfinement. - BFMTV

Le ministre de l'Éducation nationale a mis en cause vendredi la gestion de la mairie de Paris pour expliquer le faible retour des élèves à l'école depuis le déconfinement.

La mairie de Paris a très peu goûté la dernière sortie du ministre de l'Education nationale. Vendredi matin, Jean-Michel Blanquer a accusé Anne Hidalgo de ne pas avoir tout fait pour faire revenir les élèves à l'école depuis le début du déconfinement. Au total, en fonction des quartiers, entre 12% et 21% des écoliers ont retrouvé les bancs de l'école

"Paris n'est pas le mouton noir de la réouvertures des écoles en France, je n'ai pas compris pourquoi le ministre pointait en particulier Paris", a réagi Patrick Bloche, l'adjoint à la mairie en charge de l'éducation, lors d'une conférence de presse ce vendredi.

Un manque de personnel de l'Education nationale

Selon lui, les écoles publiques parisiennes accueillent 19% des élèves, alors que le département était encore classé rouge. Contre 22% au niveau national.

"Ce qu'a fait Jean-Michel Blanquer est honteux", a surenchéri Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie lors de cette même conférence, qui accuse le ministre de se défausser sur les collectivités territoriales. "Nous entendons le dénoncer avec aussi peu d'élégance qu'il l'a fait à radio", a assuré l'élu. 

Pour Emmanuel Grégoire, le faible nombre d'élèves à l'école - en moyenne 9 par classe - s'explique par plusieurs facteurs, dont en premier lieu l'absence de personnes de l'Education national. 

"Je déconseille au ministre de venir se défausser politiquement sur le dos des collectivités territoriales, ce serait particulièrement irresponsable", a ajouté le premier adjoint. Et de promettre: "S'il veut, on jouera au jeu de qui est plus responsable que l'autre sur la non ouverture des classes."
Benjamin Rieth