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Régionales: avant d'appeler à voter pour lui, Cambadélis n'était pas fan d'Estrosi

Jean-Christophe Cambadélis à l'université d'été du PS de La Rochelle, le 30 août 2015.

Jean-Christophe Cambadélis à l'université d'été du PS de La Rochelle, le 30 août 2015. - François-Xavier Leoty - AFP

Jean-Christophe Cambadélis n'en finit plus d'appeler à voter pour Christian Estrosi au deuxième tour des régionales en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Une position étonnante après ses nombreuses prises de position hostiles au maire de Nice.

Internet n'oublie pas. Jean-Christophe Cambadélis en fait les frais alors qu'il multiplie les appels au front républicain en Paca, pour faire barrage au Front national. Face à Marion Maréchal-Le Pen, Christian Estrosi (Les Républicains) est le seul candidat encore en lice.

"C'est à se demander s'il n'est pas au FN"

Pendant la campagne des élections régionales, le premier secrétaire du Parti socialiste était très loin de soutenir Christian Estrosi, comme en témoigne une série de tweets qui refont surface sur les réseaux sociaux.

Dans l'esprit de Jean-Christophe Cambadélis, aucune différence entre Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen. Le patron de la rue de Solferino déclarait pourtant au soir du premier tour des régionales que le rassemblement avec Les Républicains "démontre à la France que les socialistes savent être au rendez-vous de la République".

"Rantaplan" n'est "pas républicain"

Un rendez-vous de la République auquel encore une fois le maire de Nice n'a pas toujours été convié. Ainsi, le 1er mai 2015, Jean-Christophe Cambadélis critiquait Christian Estrosi, quand celui-ci affirmait que la carte d'identité ne suffisait pas à être français. Une position que le socialiste affirmait "ne pas être républicaine.

Mais l'attaque la plus virulente du socialiste à l'encontre du candidat LR remonte au mois d'avril. Il avait alors traité Estrosi de "rantanplan", en référence au chien un peu idiot qui accompagne Lucky Luke dans ses aventures. Et de l'accuser, encore une fois, de suivre le FN dans ses idées.

Paul Aveline