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Réforme des retraites: Olivier Véran lance les débats à l'Assemblée et vante "une ambition immense"

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Dans un hémicycle assez fourni et une ambiance chahutée, le remplaçant d'Agnès Buzyn a lancé le coup d'envoi des débats sur la réforme des retraites. Le vote du texte est prévu le 3 mars prochain, mais 41.000 amendements sont attachés au texte.

Le nouveau ministre de la Santé Olivier Véran a donné lundi le coup d'envoi, devant les députés, des débats sur la réforme des retraites dénoncée par les oppositions, vantant "un texte dont l'ambition est grande et même immense".

Dans un hémicycle assez fourni et une ambiance chahutée, l'ex-député LaREM, qui remplace au pied levé Agnès Buzyn, a rappelé que "notre système est construit autour d'une solidarité" et évoqué les "pères fondateurs de la Sécurité sociale".

Olivier Véran a souligné que le système universel de retraites par points était "un projet annoncé de longue date, (qui) a la légitimité d'un programme présidentiel, de la concertation, d'un rapport préparatoire conduit par Jean-Paul Delevoye", en espérant désormais "la légitimité large des parlementaires".

"Corriger les défauts du système actuel"

Alors que le ministre était interrompu par les oppositions, le titulaire du perchoir Richard Ferrand a lancé aux députés remuants: "Vous aurez des heures, des jours et des nuits pour vous ébrouer dans la démocratie". Deux semaines de débats sont prévues, qui pourraient être prolongées au vu des 41.000 amendements au menu.

"Il nous faut corriger" les "défauts" du système actuel, a ajouté le ministre, relevant que "du haut de (ses) 39 ans", il a "déjà cotisé à 4 régimes".

Prenant son relais à la tribune, le secrétaire d'Etat aux Retraites Laurent Pietraszewski a ensuite déclaré qu'"à l'heure où 30% des retraités ont une pension inférieure à 1000 euros, c'est une conquête sociale majeure que le gouvernement vous propose d'adopter, soyons-en fiers", dans une allusion à la pension minimum de 1000 euros pour les carrières complètes prévue par la réforme.

"Nos prédécesseurs ont mené des réformes courageuses mais toujours d'inspiration budgétaire, qui avec une durée d'assurance, qui sur les âges de départ. Notre lecture est plus large, notre ambition dépasse l'équilibre budgétaire, c'est une refondation sociale que le gouvernement porte devant vous", a ajouté celui qui a succédé en décembre à Jean-Paul Delevoye.

Jeanne Bulant avec AFP