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Protocole dans les cantines, tests, fin du sport en intérieur: mesures renforcées dans les établissements scolaires

Ce jeudi matin, Olivier Véran a annoncé la mise en place d'un protocole permettant de tester jusqu'à 1 million d'enfants et enseignants par mois. Des mesures détaillées ce jeudi soir par Jean-Michel Blanquer.

Alors que le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé ce jeudi matin un protocole sanitaire renforcé permettant de tester jusqu'à un million d'enfants et enseignants tous les mois, l'exécutif a décidé de prendre d'autres mesures dans les établissements scolaires pour ralentir la prolifération du Covid-19, et notamment l'essaimage du variant britannique du virus.

> Laisser les écoles ouvertes, "objectif fondamental"

Mercredi déjà, le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy avait plaidé sur France Info pour un renforcement des règles sanitaires au sein des établissements scolaires, "avec des mesures de surveillance beaucoup plus strictes", tout en recommandant "de poursuivre l'ouverture des écoles".

Une volonté réitérée par Jean Castex ce jeudi soir, au cours de la conférence de presse gouvernementale hebdomadaire sur la situation sanitaire, qui a fait du maintien des écoles ouvertes un "objectif fondamental".

"La condition pour pouvoir tenir cette ligne est que nous renforcions nos dispositifs sur trois points", a poursuivi le Premier ministre, évoquant les cantines, la suspension des activités sportives en intérieur jusqu'à nouvel ordre et la montée en puissance du dépistage des élèves et personnels de l'Éducation nationale.

> L'enseignement "hybride" prolongé

"Depuis le début de la crise, nous avons deux critères, le premier c'est d'assurer la continuité des apprentissages, et en second lieu protéger au maximum la santé, la santé des élèves, la santé des personnels, la santé des Français", a renchéri le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, aux côtés de quatre de ses homologues au gouvernement.

Le ministre s'est également targué du fait que la France était "le pays qui a maintenu le plus de jours d'école pour ses enfants" en 2020, mais qu'il était nécessaire d'"avancer le curseur du protocole sanitaire dans un sens un peu plus strict".

En ce sens, Jean-Michel Blanquer a annoncé que la mesure d'un mode hybride entre présentiel et distanciel serait maintenue dans les lycées après le 20 janvier, alors qu'il avait été envisagé d'alléger ce fonctionnement. Un "mode hybride" qui pourra, par exception et au cas par cas, être également appliqué aux collèges.

> Pas de brassage à la cantine au primaire

Le renforcement du protocole va également concerner les cantines, lieux à haut risque de contamination, du fait de l'absence de masque nécessairement pratiquée pour manger. "À l'école primaire, il n'y aura pas de brassage possible lors des repas entre les classes", a argué Blanquer. Les enfants d'une même classe déjeuneront tous les jours ensemble, à la même table et en même temps.

La troisième annonce concerne les cours d'éducation physique et sportive: "Toutes les pratiques d'intérieur sont suspendues".

> Dépitages et fermeture de classes si besoin

Enfin, la dernière annonce porte sur la stratégie de dépistage.

"Notre stratégie de test prend un nouveau tour avec dès le mois de janvier dans les écoles, collèges et lycées une possibilité massive de déploiement pour plus d'un million de personnels et élèves", a confirmé le locataire de la rue de Grenelle, conformément aux précédentes annonces.

Outre le traçage déjà appliqué, "nous aurons non seulement (...) aussi la possibilité pour certains établissements d'avoir la venue d'une équipe de dépistage de tous les personnels et de tous les élèves sur place chaque fois qu'il y aura trois cas de contamination. Et puis il y aura aussi l'identification de tous les personnels, lycéens et collégiens qui se verront proposer un test dans les 48 heures dans ce type d'hypothèse. Nous continuerons aussi à fermer des classes (...) au cas par cas", a conclu Jean-Michel Blanquer, défendant des décisions destinées "à accueillir les élèves dans un cadre protecteur".

Clarisse Martin Journaliste BFMTV