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Pour le député LaREM Bruno Bonnell, les gens ne "comprennent pas pourquoi Rugy est encore au gouvernement"

Bruno Bonnell.

Bruno Bonnell. - Philippe Desmazes-AFP

Le député rhodanien Bruno Bonnell a relayé ce dimanche au Parisien les mots de colère entendus au sujet de la situation de François de Rugy.

Il y a quelques mois, au début du mouvement des gilets jaunes, le député élu dans le Rhône, Bruno Bonnell, avait surpris sa majorité et s'était soudain révélé critique de la disparition de l'impôt sur la fortune remplacé par par un impôt sur la fortune immobilière (IFI), en s'inquiétant de savoir "où (était) passé l'argent".

Ce week-end, le parlementaire a une nouvelle fois eu des mots qui ont dû résonner de manière peu amène aux oreilles de l'exécutif. Lors d'un entretien accordé au Parisien, qui a publié le contenu de ces échanges ce dimanche, il n'a pas hésité à faire état des amabilités des Français à l'endroit de François de Rugy, le ministre de la Transition écologique englué depuis près d'une semaine dans une affaire mettant en cause son train de vie et les largesses qu'il se serait présumément autorisé lorsqu'il présidait l'Assemblée nationale. 

"Quel opportuniste!"

Bruno Bonnell a ainsi assuré que certains de nos compatriotes l'avaient interpellé vendredi dans le TGV qui le convoyait vers Lyon. L'objet de l'apostrophe? François de Rugy évidemment. "Dans le wagon bar, les gens sont venus m'interpeller, et il y en avait peu pour le défendre", a retracé Bruno Bonnell.

D'autres ont fait le rapprochement avec un scandale tout différent. "Cette fois, c'est l'affaire Benalla version luxe" figure en effet parmi les réflexions glissées au député, comme la suivante: "Quel opportuniste! Ah, il est beau le nouveau monde!"

Bruno Bonnell a développé: "Tous les gens qui m'ont interpellé sont unanimes sur un point: ils ne comprennent pas pourquoi François de Rugy est encore au gouvernement, pourquoi il n'a pas démissionné tout de suite". Le député rhodanien a même redouté "que cette affaire relance la vague des gilets jaunes pour en faire un tsunami".

Robin Verner