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ISF : le député LaRem Bruno Bonnell veut savoir ce que les riches ont fait des impôts économisés

Le député LaREM du Rhône, Bruno Bonnell.

Le député LaREM du Rhône, Bruno Bonnell. - Jeff Pachoud - AFP

INFO BFMTV - Le parlementaire et homme d'affaires lyonnais se demande si les contribuables qui ont profité de la suppression de l'ISF ont utilisé l'argent économisé pour le réinvestir dans l'économie française.

"Où est passé l’argent de l’ISF? Les plus aisés ont-ils joué le jeu ? Je veux analyser les effets de cette mesure pour répondre à ceux qui accusent le Président d’être le Président des Riches". Bruno Bonnell, député LaREM, qui a fait lui-même fortune dans le numérique et la robotique, n’est plus tout à fait certain que ceux qui ont le plus profité de la suppression de l’ISF ont bien réinvesti leur gain dans leur entreprise ou, à défaut, dans ce qu’Emmanuel Macron appelait durant la campagne "l’économie productive ". 

C’est à l’issue d’un dîner avec des amis, qui comme lui, ont fait partie des contribuables ayant largement bénéficié de la suppression de l’ISF, que l’idée a germé. Concrètement, Bruno Bonnell souhaite réunir un petit groupe de députés -y compris de l’opposition- membres de la Commission des Affaires économiques et sociales dont il fait partie. Il assure avoir l’appui, sur ce dossier, d’Amélie de Montchalin, première vice-présidente du groupe parlementaire LaREM et rapporteure spéciale du Budget.

"Il faudra une réponse parlementaire"

Le député lyonnais souhaite poser la question à l’administration de Bercy (il en a la possibilité en tant que député) et avoir accès aux dossiers pour savoir si l’argent que les assujettis à l’ISF ont récupéré a vraiment été réinjecté dans l’économie. Si à l’issue de cette enquête, il s’avère que "les plus aisés n’ont pas joué le jeu, il faudra une réponse parlementaire".

Rétablir l’ISF? Bruno Bonnell prône plutôt la création d’une nouvelle contribution obligatoire imposée aux plus aisés. Les résultats de cette enquête sont attendus au début de l’année 2019. Pour l’instant le député n’en a pas parlé au Premier Ministre ni à Emmanuel Macron.

Pierre Kupferman et Thierry Arnaud