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Pour Jean-Marie Le Pen, le RN doit retrouver sa "virilité"

Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine le 14 janvier 2021

Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine le 14 janvier 2021 - JOEL SAGET © 2019 AFP

Le co-fondateur de l'ex-Front national estime que le parti d'extrême droite n'a "de chances de succès que sous une forme alternative au système".

Jean-Marie Le Pen a souhaité mercredi que son ancien parti le Rassemblement national, présidé par sa fille Marine Le Pen et qui tient son congrès samedi et dimanche, retrouve sa "virilité", ou bien ce sera sa "disparition".

"Aujourd'hui, ou Marine Le Pen revient aux fondamentaux, qui ne consiste pas seulement à les énoncer mais à les faire vivre, sur l'immigration, l'insécurité", avec "une reprise de la virilité, de la netteté des positions", ou bien ce sera sa "disparition", a déclaré celui qui a dirigé près de 40 ans le FN, dans son journal de bord vidéo diffusé mercredi.

"Ou bien Marine Le Pen retrouve les accents des combats précédents ou bien elle va progressivement s'effacer", a ajouté le co-fondateur du FN. Il estime que ce parti n'a "de chances de succès que sous une forme alternative au système".

Jean-Marie Le Pen fustige la "délepénisation" du parti

Au congrès du RN qui se tient samedi et dimanche à Perpignan, la cheffe du RN a "une obligation, de préciser ses positions et de revenir aux positions qui avaient fait la force et l'espérance de croissance du FN", a insisté Jean-Marie Le Pen.

Pour lui, "le congrès devrait être le moyen d'afficher un redressement politique, intellectuel, moral".

L'ancien patron du FN a redit que la "délepénisation" du parti duquel il a été exclu en 2015 avait été "une faute politique" qui s'est "traduite par un échec électoral" aux régionales "et peut-être des échecs électoraux (à venir) si cette position était maintenue".

Jean-Marie Le Pen attribue aussi ce revers électoral au changement de nom, "qui était déjà une forme de recul".

"La politique d'adaptation, de rapprochement du mouvement par rapport au pouvoir, à la droite ordinaire même, a été sanctionnée sévèrement" par les électeurs, selon lui.

C.M. avec AFP