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Plainte pour viol: Gérald Darmanin partage une pétition en sa faveur

Gérald Darmanin

Gérald Darmanin - Eric Piermont

Le ministre de l'Intérieur, visé par une plainte pour viol et objet de manifestations et tribunes dénonçant sa nomination au gouvernement, se dit "tranquille comme Baptiste".

Gérald Darmanin, cible de nombreuses critiques depuis sa promotion à l'Intérieur alors qu'il est visé par une plainte pour viol, a remercié les personnes qui le soutiennent en relayant une pétition en sa faveur ce dimanche.

“Vous êtes nombreux à m’adresser des messages de soutien ces derniers jours, je tiens à remercier sincèrement chacun d’entre vous. Aujourd’hui, une Tourquennoise a créé une pétition en ligne sur change.org, vous pouvez: la retrouver, la signer, la partager, la faire signer”, a publié le ministre de l'Intérieur sur son compte Facebook ce dimanche, accompagné d'un lien vers la pétition change.org.

Plus d'un millier de signatures

Ce dimanche soir autour de 22 heures, 1385 personnes avaient signé cette pétition.

“La présomption d’innocence, surtout quand trois décisions de justice consécutives concluent à une absence d’infraction dans la même histoire, est un principe fondamental de notre démocratie et de notre état de droit”, est-il écrit dans le texte de la pétition.

“Nous, citoyens attachés aux valeurs démocratiques et républicaines, nous apportons notre soutien à cet élu de terrain que pour beaucoup nous connaissons, engagé pour son territoire et pour la France, promoteur d’une politique destinée à être aux côtés de ceux qui en ont le plus besoin”, ajoutent-ils.

Depuis sa nomination à l'Intérieur, Gérald Darmanin est l'objet de manifestations et tribunes dénonçant sa place au gouvernement. Le ministre de l'Intérieur a été accusé en 2017 de viol par une femme, qui l'avait sollicité en 2009, lorsqu'il était chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (parti devenu LR), pour tenter de faire annuler sa condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon.

Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d'appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations. Le ministre de l'Intérieur se dit "tranquille comme Baptiste" et "à la disposition totale de tous les magistrats de France".

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV