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Place publique: le pari "citoyen" de Raphaël Glucksmann ne vise pas les Européennes 

Raphaël Glucksmann est candidat aux élections européennes.

Raphaël Glucksmann est candidat aux élections européennes. - Joël Sager - AFP

Lancé officiellement le 7 novembre, le mouvement ambitionne de rassembler les citoyens volontaires et engagés sur les problématiques de justice sociale et d'écologie.

L’essayiste et intellectuel Raphaël Glucksmann, accompagné notamment de l’activiste écologiste Claire Nouvian et du maire de Kingersheim (Haut-Rhin) Jo Spiegel, lance Place publique, un mouvement citoyen visant à donner un nouveau souffle à une démocratie en perte de vitesse.

"Raphaël Glucksmann est parti du constat que la gauche classique est en crise. Sur le terrain, des citoyens se mobilisent mais il manque un débouché commun qui ne peut être que politique", précise Jo Spiegel à BFMTV.com.

C’est alors que Place publique intervient et rassemble les individus, et leurs idées, autour de tendances sociales, écologistes et solidaires. "On veut prendre en compte ces initiatives locales et les généraliser, précise le maire de Kingersheim. On veut donner plus de poids à ces gens qui mènent des combats".

Intelligence collective

Une cinquantaine de personnes sont à l’origine de Place publique et réfléchissent à l’organisation du mouvement, officiellement lancé le 7 novembre. Dans son livre, Les enfants du vide, publié le 11 octobre, Raphaël Glucksmann esquisse déjà quelques exemples d’initiatives individuelles qui donnent le ton du parti. Il souligne notamment l’action de Jo Spiegel à Kingersheim qui explore de nouveaux horizons pour la démocratie par le biais de conseils participatifs.

"Nos citoyens donnent de la voix au côté d’élus de la majorité, de l’opposition et d’experts sur les projets communaux. Ceci permet l’émergence d’une intelligence collective", expose le maire qui s’inquiète de la montée de "mouvements autoritaires comme au Brésil".

Rassembler la gauche

"On veut donner envie aux gens de s’investir dans les problématiques écologiques et de justice sociale", ajoute-t-il. Et cela passe par le rassemblement de ces "orphelins de la gauche". Du PS à EELV, en passant par Génération-s ou le Parti communiste, il s'agit aussi de briser les frontières qui empêchent ces partis de communiquer, à quelques mois des élections européennes. Raphaël Glucksmann a néanmoins rappelé à l'AFP que "l’idée n’est pas du tout de faire une liste de plus pour les élections européennes".

Ambre Lepoivre