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  "Tel Aviv sur Seine": Anne Hidalgo défend son choix face à la polémique

Anne Hidalgo le 17 novembre 2014 à la mairie de Paris.

Anne Hidalgo le 17 novembre 2014 à la mairie de Paris. - Stéphane de Sakutin - AFP

Dans une tribune publiée par Le Monde, la maire de Paris prend la défense de la manifestation, qui suscite une vive polémique auprès de certains responsables politiques et associatifs.

Anne Hidalgo assume. Dans une tribune publiée dans Le Monde daté de mercredi, la maire socialiste de Paris justifie l'organisation par la ville de la manifestation Tel Aviv sur Seine, prévue jeudi dans le cadre de Paris Plages. 

"Même dans le contexte enlisé du conflit israélo-palestinien, Tel Aviv reste une ville ouverte à toutes les minorités, y compris sexuelles, créative, inclusive, en un mot une ville progressiste, détestée à ce titre en Israël par tous les intolérants", écrit la maire de Paris dans Le Monde daté de mercredi. C'est à Tel Aviv qu'"ont eu lieu les manifestations de solidarité les plus impressionnantes avec la famille de l'enfant (palestinien, Ndlr) brûlé vif par des fanatiques", souligne-t-elle.

Des renforts de police prévus jeudi

"Je ne saurais rendre une ville ou une population comptable de la politique de son gouvernement", affirme encore Anne Hidalgo, pour qui "on peut condamner la politique du gouvernement Netanyahu sans punir la population israélienne et nous punir nous-mêmes, en refusant tout échange permettant d'apprendre à nous connaître". "Au Moyen-Orient comme ailleurs, la doctrine de Paris est intangible", écrit-elle. "Elle consiste à encourager plutôt qu'à réprimander, à échanger plutôt qu'à boycotter, à dialoguer plutôt qu'à excommunier".

La décision de la maire de Paris a provoqué la colère d'élus et d'associations, dont plusieurs ont réclamé l'annulation de l'événement. Malgré les protestations de la conseillère de Paris du Parti de gauche Danielle Simonnet, qui dénonce une "scandaleuse propagande" et craint que "ça se passe très mal", la manifestation ne sera pas annulée. Anne Hidalgo demande au contraire aux Parisiens d'y venir "nombreux". Sous haute sécurité tout de même, puisqu'un renforcement "très conséquent" du dispositif de sécurité est à l'étude à la préfecture de police.

A. K. avec AFP