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Ségolène Royal: "J'ai un présent politique"

Ségolène Royal sur le plateau de BFMTV le 14 mai 2013

Ségolène Royal sur le plateau de BFMTV le 14 mai 2013 - -

Invitée de BFMTV mardi matin, Ségolène Royal est revenue sur les violences qui ont entaché la fête pour le sacre du PSG, lundi soir. Elle en a également profité pour évoquer son avenir politique.

De nombreux politiques ont réagi mardi aux incidents qui ont émaillé la fête pour le sacre du PSG, lundi soir à Paris. Parmi lesquels Ségolène Royal. "C'est toujours facile après-coup de trouver des responsables au sein de la police ou du ministère de l'Intérieur", a-t-elle estimé mardi matin sur BFMTV, affirmant "défendre nettement le ministre de l'Intérieur". "Demander la démission de Mauel Valls, ce n'est pas sérieux", a-t-elle jugé.

PSG: la faute aux organisateurs

Pour la présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), la responsabilité est à chercher ailleurs. "Il appartient aux organisateurs de peser le pour et le contre d'une fête en plein air, avec ces bandes de voyous", a-t-elle poursuivi en référence aux ultras et s'interrogeant sur la pertinence d'une fête à l'intérieur du club, où les ultras ne sont justement pas admis.

"On sait que les ultras sont interdits de stade, pourquoi est-ce que cette fête n'a pas eu lieu dans le stade au lieu d'être en plein air, sur l'espace public?"

Cahuzac, le "contre-exemple de ce que l'on doit faire en politique"

Puis, interrogée sur "le courage en politique", en référence au titre de son livre (Cette belle idée du courage, éditions Grasset), Ségolène Royal a énuméré plusieurs exemples évocateurs selon elle: Roosevelt, Mandela, Dilma Rousseff... mais certainement pas Jérôme Cahuzac, l'ancien ministre du Budget contraint de démissionner après le scandale de son compte en Suisse mais qui envisagerait de se représenter pour redevenir député. "Jérôme Cahuzac est un contre-exemple de ce que l'on doit faire en politique. Le courage, c'est la vérité, ce n'est pas d'être dans le mensonge", a estimé Ségolène Royal.

"J'ai un présent politique"

Puis, alors que lui demandait si elle était "politiquement morte", Ségolène Royal a reconnu un passage à vide avant de rebondir. "Bien sûr il y a eu certains moments de découragement, sur le sens d'une vie, de 25 ans d'engagement politique... mais je continue", a-t-elle souligné, évoquant notamment sa nomination à la tête de la BPI. Et, à défaut de parler d'avenir politique, la présidente de la BPI a préféré affirmer qu'elle avait "un présent politique".

A l'heure où même François Hollande évoque ouvertement un remaniement où "aucun ministre n'est protégé", Ségolène Royal souhaite-t-elle recevoir un coup de fil? "Pour l'instant ce n'est pas d'actualité, je ne suis pas nostalgique des dorures des ministères", a-t-elle assuré. Et pour un poste de Premier ministre? "Je fais comme dit Roosevelt: 'faire bien ce que l'on à faire là où l'on est, avec les moyens que l'on a'", a-t-elle réagi en riant. Il ne faut pas entrer dans la politique fiction. (...) Qu'est-ce qu'ils en ont à faire, les Français de savoir où je suis, où je ne suis pas? Moi je veux les aider avec une liberté de parole car je n'accepte pas cet esprit de déclin qui nous tire vers le bas."

"Il doit y avoir à gauche des libertés de parole. Si j'étais au sein du gouvernement, je n'aurais pas cette liberté de parole. Mais cette parole est bienveillante", a-t-elle conclu.