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Primaire PS à Marseille: Samia Ghali "assume" les mini-bus

Samia Gahli devant un bureau de vote, dimanche. On lui a reproché d'avoir organisé un service de transports pour aller voter.

Samia Gahli devant un bureau de vote, dimanche. On lui a reproché d'avoir organisé un service de transports pour aller voter. - -

Alors que le scrutin est entaché de soupçons de fraude, la sénatrice Samia Ghali réfute tout "clientélisme" et Patrick Mennucci "ne pense pas qu’il y ait eu fraude".

La primaire à Marseille rappellent les difficultés que peut connaître le parti socialiste lors d’élections internes. Cette fois-ci c’est la ministre Marie-Arlette Carlotti, candidate à la primaire, qui était en première ligne dimanche pour dénoncer le "fonctionnement à plein régime du clientélisme". Des irrégularités ont été notées comme l’organisation de transport collectif et de covoiturage ou des retards dans l’ouverture de bureaux de vote, prolongeant la durée du scrutin.

"Je n'ai jamais fonctionné avec le clientélisme"

Mais la sénatrice Samia Ghali, qui a créé la surprise dimanche en arrivant en tête du premier tour de la primaire socialiste, a répondu lundi matin sur BFMTV aux soupçons de fraude qui émaillent le scrutin marseillais. "Je ne sais pas de qui parle madame la ministre, mais je pense qu’il faudrait qu’elle fasse attention à ne pas tomber dans la diffamation", a prévenu Samia Ghali, qui affirme n'avoir "jamais fonctionné avec le clientélisme".

La sénatrice assume pleinement avoir organisé le transport de militants: "J’assume les mini-bus, c’est dans le compte de campagne de la primaire, la Haute autorité l’a complètement autorisé dès le début. Marseille est une ville où les transports en commun sont compliqués. Beaucoup de Marseillais m’ont demandé de les aider à se déplacer alors qu’il y avait un bureau par arrondissement".

Coup de fil de Matignon

Le candidat Patrick Mennucci, qui a reçu le soutien de Marie-Arlette Carlotti pour le second tour, veut sortir de cette polémique. "Je ne pense pas qu’il y ait eu fraude", a-t-il affirmé lundi matin sur BFMTV.

Ces accusations ne sont pas du goût de Matignon qui a appelé Marie-Arlette Carlotti dimanche soir. Le premier ministre Jean-Marc Ayrault lui a en effet demandé "de se calmer". Aucune plainte n'a été déposée.

Karine Lambin