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Hidalgo: "Les migrants ne peuvent pas dormir dehors"

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Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a annoncé mardi qu'il avait ouvert une enquête sur l'opération d'évacuation de migrants survenue la veille dans le XVIIIe arrondissement de Paris, alors que des associations et des militants ont dénoncé des violences policières. Invitée de BFMTV, la maire de Paris Anne Hidalgo a condamné ces violences présumées et a suggéré d’héberger l’ensemble des migrants, demandeurs d’asile en France ou non: "J’ai en tant que maire de Paris une attention de tous les instants. Une chose est sûre: les migrants ne peuvent pas dormir dehors. Ce n’est pas acceptable, ce n’est pas digne d’expliquer qu’ils doivent rester dehors alors qu’il y a des places d’hébergement disponibles."

Hidalgo plaide pour l'ouverture d'un centre pour les migrants

"Bien sur que je condamné les violences", a poursuivi Anne Hidalgo alors que quelques 84 personnes ont été emmenées au commissariat et que des policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes contre des migrants et des militants qui tentaient de faire barrage. Pour autant, "il ne faut pas pas exploiter de manière politicienne cette situation de misère", a-t-elle regretté.

Plus de 300 personnes ont manifesté mardi soir dans le calme devant la halle Pajol, à l'appel de syndicats, d'associations et de partis de gauche.

"Face à l'afflux de migrants auquel nous sommes confrontés, il faut ouvrir un centre qui permette de s'occuper des migrants qui ne savent pas où ils vont demander asile, a demandé la maire de Paris. Accompagnés par les associations, il faut un lieu où ils puissent se poser et réfléchir".

Depuis l'évacuation le 2 juin du campement sous le métro aérien de La Chapelle, dans le nord de Paris, où plus de 350 personnes, principalement des Soudanais et des Érythréens, s'entassaient depuis des mois dans des conditions indignes, clandestins et policiers se livrent au jeu du chat et de la souris. 

S.A.