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Harlem Désir: "Gare à l'hystérisation autour de l'affaire Leonarda"

Harlem Désir

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"Je me réjouis de la décision du Président", a affirmé le premier secrétaire du PS Harlem Désir à Jean-Jacques Bourdin lundi au sujet de la jeune Kosovare Leonarda.

"Je me réjouis de la décision du Président", a affirmé le premier secrétaire du PS Harlem Désir face à Jean-Jacques Bourdin lundi au sujet de la jeune Kosovare Leonarda, expulsée avec sa famille. "La décision de François Hollande est conforme à ses engagements de campagne [...] Je suis 100% solidaire de la politique menée par le président de la République, notamment pour les questions d'immigration".

L'affaire Leonarda a réveillé le procès en manque d'autorité fait au chef de l'Etat, dont les décisions et la recherche systématique de la synthèse ont été critiquées tout au long du weekend, jusqu'au sommet du Parti socialiste. Et donc par Harlem Désir qui avait estimé, contrairement à François Hollande, que la mère mais aussi les frères et soeurs de Leonarda devaient aussi pouvoir faire une demande d'asile.

"Manuel Valls est un ministre de gauche"

Des propos qu'il n'a pas réitérés lundi. François Hollande "a tendu la main à cette jeune fille", a expliqué le premier secrétaire du PS. "Il a aussi annoncé une réforme des procédures de régularisation". Quant à Manuel Valls, il doit déposer une circulaire pour éviter que les enfants puissent être arrêtés au sein de l'école.

Au sujet du ministre de l'Intérieur, Harlem Désir a estimé que "Manuel Valls est un ministre de gauche qui fait respecter l'Etat de droit avec courage et ténacité". "Nous devons prendre garde à l'hystérisation autour de l'affaire Leonarda", a prévenu chef de la majorité.

"Ghali n'a pas eu les mots justes"

Sur Marseille, et la victoire de Patrick Mennucci face à Samia Ghali a la primaire aux municipales, Harlem Désir, fort de son poste de premier secrétaire a regretté les propos de la sénatrice. "Samia Ghali n'a pas eu les mots justes envers le gouvernement", a-t-il estimé, rejettant néanmoins un appel à faire huer le chef de l'Etat ainsi que le Premier ministre. "Dans la foule il y a des supporters autant que des militants socialistes", a-t-il dit minimisant un symbole du désamour entre François Hollande et le "peuple de gauche".

S.A.