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Parti socialiste

Cambadélis estime que le référendum du PS a fait bouger la position d'EELV et du PCF

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, le 16 octobre 2015

Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, le 16 octobre 2015 - François Guillot - AFP

Il voulait rassembler la gauche, le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, a estimé que le "référendum" controversé dont il est l'initiateur, a fait "bouger" dans son sens le PCF et Europe Ecologie-Les Verts.

Jean-Christophe Cambadélis a annoncé le 19 septembre l'organisation de ce référendum sur l'unité de la gauche aux régionales, qui se déroule jusqu'à dimanche sur internet et dans quelque 2.500 points de vote. L'idée lui en est venu après la décision des écologistes du Nord-Pas-de-Calais-Picardie de faire alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, en guerre contre le PS.

"Il y a des 'bougés'. Le fait que (le patron du PCF) Pierre Laurent ait indiqué, alors qu'il est allié avec Jean-Luc Mélenchon, qu'il serait favorable à l'unité au deuxième tour des élections régionales, est déjà un élément important pour moi", a déclaré samedi Jean-Christophe Cambadélis sur Europe 1.

"Un point de marqué"

"Le fait qu'Emmanuelle Cosse (la secrétaire nationale d'EELV,) ait décidé de m'écrire une lettre en disant qu'elle serait au rendez-vous du deuxième tour des élections régionales, c'est important pour moi. Madame Duflot a fait la même chose. Ce n'était pas le cas au point de départ, parce que l'alliance entre les écologistes, les communistes et Jean-Luc Mélenchon, c'était sur le thème 'pas d'alliance au second tour'. Donc il y a un point de marqué dans cette campagne", a-t-il poursuivi. 

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent avait pourtant affirmé dès le 18 septembre au Monde qu'il était favorable à une "fusion" des listes de gauche au second tour, assumant une divergence avec le Parti de gauche sur la question de la participation aux exécutifs régionaux. Emmanuelle Cosse avait quant à elle affirmé le 15 septembre sur RTL qu'elle aurait préféré une alliance dès le premier tour des socialistes et des écologistes en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, dans le cadre d'une "fabrique citoyenne avec tous les partis".

"Les militants de cette région ont choisi, comme ils le font depuis 1986, d'aller au premier tour dans une liste écologiste, avec une tête de liste écologiste. Moi, personnellement, j'aurais préféré qu'on fasse autrement", avait-elle expliqué.

Les militants locaux d'EELV ont décidé de faire alliance avec le PG au premier tour des régionales dans quatre régions sur treize, et de présenter des listes autonomes dans les autres. Tête de liste EELV en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Sandrine Rousseau affirme depuis des semaines que son but est de "faire gagner la gauche" au deuxième tour.

la rédaction avec AFP