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Le référendum de Cambadélis pour rassembler la gauche peine grandement à convaincre 

SONDAGE - Pour éviter une nouvelle déroute aux élections régionales, le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis a évoqué la semaine dernière la possibilité de faire un référendum pour demander son avis au "peuple de gauche". Une proposition qui ne séduit pas 72% des Français sondés dans notre enquête d'opinions Odoxa, réalisée avec Le Parisien/Aujourd'hui.

Ils ne sont pas convaincus. Près des trois quarts des Français, 72%, considèrent que le référendum voulu par le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadèlis ne permettra pas de "rassembler efficacement la gauche" dès le premier tour des régionales, selon notre sondage Odoxa-BFMTV, réalisé avec le Parisien, et que nous dévoilons ce samedi. 

Toujours selon notre enquête d'opinions, 27% en revanche estiment que cette solution "permettra de rassembler efficacement la gauche". 1% ne se prononcent pas. Par ailleurs, 71% des personnes interrogées considèrent que le PS n'est pas "légitime à organiser seul" ce référendum, 28% pensant que si, et 1% ne se prononçant pas.

Un référendum "surpris" pour le "peuple de gauche"

Pour rappel, face au risque d'une déroute aux élections régionales, le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a appelé, le 19 septembre, le "peuple de gauche" à se prononcer par "référendum" mi-octobre pour imposer une unité que les états-majors des anciens alliés du PS refusent pour l'heure.

"La question sera assez simple, vous le verrez dans quelques jours: elle portera sur 'oui ou non à l'unité dès maintenant pour les élections régionales?'", avait annoncé le premier secrétaire du PS à l'issue d'un Conseil national, le "parlement" de Solférino.

Ce "référendum" surprise et un peu inédit se déroulera sur trois jours, du 16 au 18 octobre. "Il y aura à la fois des urnes sur chacun des marchés de France, où l'on pourra voter, et en même temps, nous aurons un site (internet) dédié qui permettra de voter en ligne".

Sondage réalisé par internet les 24 et 25 septembre auprès d'un échantillon de 1.005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Jé. M. avec AFP