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DOCUMENT - La motion de censure des députés de gauche

Nathalie Kosciusko-Morizet est en difficulté sur l'ancienne circonscription de François Fillon à Paris.

Nathalie Kosciusko-Morizet est en difficulté sur l'ancienne circonscription de François Fillon à Paris. - Christophe Archambault - AFP

DOCUMENT BFMTV - A gauche, le 49-3 dégainé par Manuel Valls pour faire adopter la loi Travail ne passe pas. Le gouvernement s'expose à une motion de censure. Pour cela, les parlementaires doivent réunir 58 signatures afin de pouvoir faire voter ce texte qui sonnerait la fin du gouvernement.

Il manque encore deux ou trois signatures. Les élus de gauche, en colère contre le gouvernement et son 49-3 sur la loi Travail, essaient de rassembler les députés nécessaires pour pouvoir présenter une motion de censure devant l'Assemblée. Il leur faut 58 signatures. Problème? Ils sont dans une course contre-la-montre, puisqu'ils doivent trouver les signataires avant 15h15. 

"Nous, parlementaires de gauche et écologistes à l’Assemblée nationale, considérons que le deuxième recours à l’article 49-3 de la Constitution, par un gouvernement issu de la gauche, sur un texte portant réforme du Code du travail, est un acte très grave", écrivent les élus de gauche signataires du texte de motion de censure. "Nous ne pouvons accepter cet acte autoritaire confisquant le débat démocratique autour d'un projet de loi pour lequel le gouvernement n'a pas reçu de mandat de ses électeurs", poursuivent-ils.

"On ne peut pas essayer de faire chuter le gouvernement..."

Avant de conclure: "Dans ce contexte, la motion de censure que nous déposons se veut une réponse démocratique et responsable, face au coup de force de l’exécutif et au recours inacceptable à cet instrument de contrainte du Parlement qui n’a plus sa place dans une constitution du XXIème siècle."

Lors de la première lecture du texte à l'Assemblée, socialistes frondeurs, communistes et écologistes avaient déjà essayé de rassembler les parlementaires nécessaires à une motion de censure. Sans succès. Ils n'avaient pu avoir que 56 signatures. Et cette fois, les menaces du Parti socialiste quant à de possibles exclusions sont plus fortes. Surtout à un an des législatives avec pour enjeux les investitures de certains députés. En mai dernier, Bruno Le Roux agitait déjà une menace claire: "On ne peut pas essayer de faire chuter le gouvernement (…) et le moment venu, dire j'ai besoin de la protection du PS". 

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