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Paris: Valérie Pécresse défend son recours contre les voies sur berges

Valérie Pécresse en juin 2018

Valérie Pécresse en juin 2018 - VALERY HACHE / AFP

Pour défendre son recours déposé contre la fermeture des voies sur berges, la présidente de la région Ile-de-France a expliqué qu’il avait permis d’obtenir des mesures compensatoires.

Valérie Pécresse a défendu mardi le recours qu'elle a déposé contre la fermeture des voies sur berges décidée par la mairie de Paris, qui a entraîné environ 130.000 euros de frais d'avocat, arguant que ce recours a été "juste" et "utile". 

La présidente de la région Ile-de-France répondait au groupe Alternative écologique et sociale (AES, regroupant EELV et des socialistes), qui a estimé que l'institution régionale n'avait "pas vocation de financer votre lobbying en faveur des voitures". Dénonçant "le caractère dispendieux et irresponsable" de cette dépense, le groupe d'opposition a déploré qu'en parallèle, la région a engagé "à peine 5000 euros sur les 4 millions d'euros annoncés pour son plan Air".

Un recours pour "créer un rapport de force"

"Oui, la région a fait un recours contre la fermeture des voies sur berges, non pas contre la volonté d'une ville d'apaiser la circulation en son sein, mais contre la brutalité d'une mesure prise totalement sans concertation et sans aucune mesure compensatoire", a répondu Valérie Pécresse, rappelant que "le tribunal administratif (lui avait) donné raison" en annulant l'arrêté de piétonisation en février. Mais la mairie de Paris en a repris un autre depuis. 

"Ce recours était juste, il a été utile en partie pour obtenir de premières mesures compensatoires", a affirmé Valérie Pécresse.

Il "nous a permis de créer un rapport de force avec la mairie de Paris sur les mesures compensatoires que nous réclamions depuis un an. Et nous avons enfin obtenu que la mairie nous donne 1000 places de parking à demi-tarif aux portes de Paris", qui vont passer de 140 à 75 euros.

"Notre recours a été plutôt productif", a-t-elle ajouté.

"Si cela nous a coûté si cher, c'est que nous n'avons pas, contrairement à la ville de Paris, une direction des affaires juridiques pléthorique à la région", a-t-elle dit, soulignant les "lourds" recours "que doit gérer en ce moment la mairie de Paris avec la résiliation de Vélib', d'Autolib'..."

Selon le Canard enchaîné, qui a révélé le montant de 130.000 euros, la présidente de région aurait "proposé aux collectivités dirigées par ses 'amis' à se joindre au procès... en prenant en charge leurs factures", soit cinq départements et une "bonne centaine" de communes franciliennes.

H.M. avec AFP