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Municipales: Cédric Villani "n'est plus adhérent" de LaREM, considère Stanislas Guerini

Stanislas Guerini, le leader du parti LaREM, a commandé la mission sur les propositions contre le communautarisme

Stanislas Guerini, le leader du parti LaREM, a commandé la mission sur les propositions contre le communautarisme - Jean-François Monier / AFP

Pressé par le président de la République dimanche de se ranger derrière Benjamin Griveaux, Cédric Villani a opposé une fin de non-recevoir.

Le patron de La République en marche (LaREM), Stanislas Guerini, a annoncé lundi qu'il demanderait au bureau exécutif du parti présidentiel "d'acter le fait que Cédric Villani n'est plus adhérent de la République en marche" après la décision du mathématicien de maintenir sa candidature aux municipales à Paris.

Cédric Villani, député LaREM de l'Essonne, "a indiqué sa rupture avec le président de la République et qu'il quittait la République en marche. Je crois que les propos sont clairs, et donc moi, je demanderai mercredi soir à mon bureau exécutif d'acter le fait que Cédric Villani n'est plus adhérent de la République en marche", a indiqué Stanislas Guerini sur Radio Classique lundi.

Candidat dissident au fauteuil du maire de Paris, Cédric Villani a été reçu par Emmanuel Macron dimanche, qui lui a demandé de "se rapprocher de Benjamin Griveaux". Une demande à laquelle le député de l'Essonne a refusé d'accéder.

"Je sais ce que je dois au président de la République. Je sais aussi la fidélité que je dois aux citoyens qui m'accordent leur confiance (...) Ma campagne pour Paris continue en toute indépendance", a déclaré le médaillé Fields à l'issue de sa rencontre. "Entre l'appartenance à un appareil politique et l'engagement pour la ville qui m'a fait, je choisis de rester fidèle aux Parisiennes et Parisiens", a-t-il ajouté.

"Maintenant les choses sont claires"

"Il indique qu'il choisit sa liberté, je crois qu'il faut faire preuve de responsabilité, a également réagi Stanislas Guerini. Je le regrette. Depuis des semaines, j'appelle à avoir la main tendue, à essayer de construire un rassemblement pour Paris, je fais le constat qu'il s'est mis en rupture et avec le président de la République et avec le mouvement fondé par le président de la République. Au fond, maintenant les choses sont claires."

Le patron de LaREM a lancé un nouvel appel à "se rassembler derrière Benjamin Griveaux pour porter un projet de changement", alors que la campagne parisienne est mal engagée pour la macronie, plombée par des mauvais sondages.

Des "manoeuvres de vieux appareils politiques"

Contacté par BFMTV et BFM Paris l'entourage de Cédric Villani admet ne pas avoir été surpris de la demande d'exclusion du candidat dissident mais fait part de sa "déception". "Ce n'est pas le mouvement dans lequel on s'était engagé avec Emmanuel Macron et qui se recroqueville aujourd'hui sur lui-même", réagit le clan Villani.

"On se retrouve un peu dans la situation qu'avait connue les Républicains qui excluaient tous ceux qui soutenaient En marche en 2017. Certains de LaREM commentaient à ce moment-là que c'était des manoeuvres de vieux appareils politiques", ironisent encore les proches de Villani. 

Selon une étude Odoxa-CGI pour Le Figaro parue dimanche, Benjamin Griveaux recueille 16% des intentions de vote au premier tour et Cédric Villani 10%, loin derrière Anne Hidalgo (23%) et Rachida Dati (20%).

C.M. avec AFP