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Municipales à Paris: Agnès Buzyn a refusé l'alliance proposée par Rachida Dati par souci de "lisibilité"

Agnès Buzyn le 26 février 2020

Agnès Buzyn le 26 février 2020 - JOEL SAGET / AFP

La tête de liste du parti présidentiel à Paris estime qu'un accord d'appareil avec la droite aurait brouillé la ligne défendue par le gouvernement. Cela n'a pourtant pas empêché la candidate LaREM dans le 5e arrondissement de fusionner sa liste avec LR.

L'offre était sur la table. Agnès Buzyn l'a déclinée. La tête de liste de La République en Marche (LaREM) dans la bataille de Paris a refusé d'allier ses forces à celles de son homologue Les Républicains (LR), Rachida Dati, dans l'optique du second tour des élections municipales. 

"Il faut être clair: nous représentons la majorité présidentielle, le soutien au gouvernement et au président de la République, a-t-elle admis lors d'un entretien avec Le Parisien, publié ce mardi. Je pense qu'une alliance d'appareil avec un parti, quel qu'il soit, aurait fait perdre de la lisibilité à ce qu'est aujourd'hui notre ligne."

Si Agnès Buzyn a décliné l'option, cela n'a pas empêché la tête de liste du parti présidentiel dans le 5e arrondissement, Florence Berthout, de fusionner avec son ancien parti. Une décision qui ne semble pas heurter plus que ça l'ancienne ministre. 

"J'ai laissé la liberté à Florence Berthout, excellente maire sortante et arrivée en tête au premier tour, de rassembler largement derrière elle autour d'un projet ambitieux pour son arrondissement, se défend-elle. Je connais toute sa loyauté à mon égard."

Une tâche ardue

Reste donc qu'Agnès Buzyn fera cavalier seul le 28 juin, elle qui était arrivée en troisième position à l'issue du premier tour, avec 17,26% des voix. Loin derrière la maire sortante Anne Hidalgo (29,33%) et Rachida Dati (22,72%). La mission s'annonce donc périlleuse pour la tête de liste de LaREM, qui plus est après l'officialisation de l'accord entre les socialistes et l'écologiste David Belliard, arrivé quatrième (10,79%). 

Surtout, Agnès Buzyn paye ses déclarations fracassantes dans Le Monde, elle qui avait décrit le premier tour des municipales comme une "mascarade". Des propos sur lesquels elle est revenue il y a peu, à l'occasion de son come-back médiatique, consécutif à deux mois de mutisme. Qu'importe les probabilités, jure Agnès Buzyn: "J'y vais pour gagner!", a-t-elle lancé auprès du Parisien.

Florian Bouhot