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Mort de Chirac: pour sa fille adoptive "il reste parmi les grands hommes de la France"

"Je voulais lui rendre hommage, il reste un grand homme, un père de coeur depuis 40 ans", a déclaré Anh Dao Traxel sur BFMTV, quelques instants après l'annonce de la mort de Jacques Chirac, ce jeudi.

"Chirac reste parmi les grands hommes de la France", a déclaré, jeudi sur BFMTV, Anh Dao Traxel, 61 ans, la fille adoptive de Jacques Chirac, après avoir appris la mort de l'ex-président par voie de presse.

En tant que citoyenne, elle déclare "avoir perdu, comme tous les Français, un grand homme pour l'histoire de la France", rappelant à plusieurs reprises la "simplicité" de son père adoptif: "Même au sommet, il était toujours avec les gens du bas de l'échelle".

"Mon père avait un grand coeur"

En tant que "fille adoptive de Chirac, c'est le côté humaniste", qui ressort pour Anh Dao Traxel. "Mon père avait un grand coeur", déclare-t-elle.

"Je partage la douleur de ma mère Bernadette Chirac et de ma soeur Claude Chirac", continue-t-elle. "Je voulais lui rendre hommage, il reste un grand homme, un père de coeur depuis 40 ans".

"Il m'a appris beaucoup de choses, et surtout que dans la vie, quand on veut quelque chose, il faut aller jusqu'au bout pour atteindre notre but", ajoute-t-elle.

Sa rencontre avec lui, un "souvenir inoubliable"

En 1979, Anh Dao Traxel a 21 ans, et arrive à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle. Elle fait partie des migrants vietnamiens fuyant leur pays, et accueillis par la France, les boat-people. Alors qu'il est maire de Paris, Jacques Chirac et sa femme Bernadette Chirac décident de l'adopter. Elle restera deux ans chez eux, aux côtés de Laurence et Claude, les deux autres filles du couple.

Pour Anh Dao Traxel, cette rencontre avec Jacques Chirac est un "souvenir inoubliable de ma vie". "Chirac avance vers moi et me donne un mouchoir, il me dit 'ma petite désormais tu ne pleures plus, tu seras ma troisième fille'. Je n'avais rien compris alors, je voyais juste un grand homme, qui m'a prise dans ses bras".

En 2014, dans un livre intitulé "Chirac, une famille pas ordinaire", elle racontait avoir coupé les ponts avec la famille en 1995, après l'élection de Jacques Chirac à l'Élysée, notamment à cause de désaccords avec Bernadette Chirac.

Salomé Vincendon